Albanie, Voyage

Carnet de voyage en Albanie : Tirana

#Roadtrip en #Albanie : dans ce premier volet de notre carnet de #voyage de 9 jours dans le sud du pays, je vous emmène à #Tirana !

Pendant 9 jours à l’automne, j’ai découvert l’Albanie, ce pays si méconnu, si intriguant, et pour lequel je ne savais qu’une chose : que je voulais y mettre les pieds plus que partout ailleurs à ce moment-là. 9 jours à sillonner le sud en roadtrip. 9 jours de lâcher-prise. 9 jours dont je vous raconte le premier et dernier jours passés tous deux à Tirana, la capitale.

Une arrivée chaleureuse et chaotique

Après avoir embarqué à 7h du matin à Paris-Orly pour 2h de vol avec Transavia, nous nous endormons rapidement, avec la ferme intention d’être en forme dès le premier jour de notre voyage pour une fois. De temps en temps, le soleil chatouille nos joues et un coup d’oeil rapide par le hublot permet de suivre l’avancement du vol : la campagne, puis les Alpes, la mer Adriatique. De temps en temps, on tend l’oreille aussi. Plus de la moitié de l’avion est albanaise. Je vois encore tous ces locaux bien habillés, contents de « rentrer au pays » comme on dit, et regarder avec beaucoup de bienveillance tous les touristes impatients de découvrir cette terre inconnue. Et puis enfin, de l’autre côté de la mer, une étendue de terre ferme. Avec la course de l’avion, elle se dévoile sous nos yeux grands ouverts et ébahis. On pourrait même se dire qu’elle nous attire de manière hypnotique, avec d’abord sa côte cultivée et ses montagnes indescriptibles, tantôt douces tantôt pics acérés qui semblent s’étendre vers le ciel pour jouer avec les avions. L’avion finit par se poser sur la piste. On cherche des yeux tout élément qui pourrait nous apprendre quoi que ce soit sur le pays. Dans la navette qui relie l’appareil et l’aéroport, des Albanais souhaitent la bienvenue aux touristes et vantent les trésors de leur pays. De même lorsqu’on passe la porte des Arrivées : les « Bonjour et bienvenue ! » fusent, sans discrimination.

Notre agence de location de voiture (réservée via Vacances Albanie) nous attend et nous embarque à à peine 200m de l’aéroport pour récupérer notre voiture. Je vous mets dans la confidence : je l’appelle Titine. Comme à peu près toutes les voitures dans lesquelles je voyage quoi. Bref. Titine est petite, bleue, lustrée, propre. L’état des lieux est rapide, l’agence nous confirme qu’on a une « assurance tous risques ». Ce qui nous rassure vraiment à ce moment-là est qu’elle ne prend aucune empreinte de carte bancaire, donc on n’aura pas de surprise dans les mois à venir normalement. On signe un papier, on a les clés, je déplie notre carte papier achetée pour voir la route jusqu’à Tirana (et accessoirement, l’Amoureux a Internet à l’étranger, ça nous sauve dans les petites rues), et c’est parti.

Dès les premiers mètres, on comprend que la conduite ne sera pas évidente. Il faut s’imposer, et surtout ouvrir l’oeil. Enfin, les deux yeux. Donc quatre yeux à nous deux. Dès qu’on entre dans la voiture et jusqu’à ce qu’on en sorte, aucun répit. C’est drôle dit comme ça, mais il le faut vraiment ! On cherche les limitations de vitesse, j’observe la conduite des locaux, très… approximative. Cela est confirmé lorsqu’on voit un camion en sens inverse sur notre double-voie. Aurait-on manqué des panneaux ? Non non, il vient de prendre une bretelle en sens interdit. Ca donne le niveau de conduite. Heureusement, l’Amoureux est plutôt bon pilote (et moi plutôt « co-pilote qui ne donne pas toujours la bonne sortie de rond-point » mais on s’en sort jusqu’à présent) et il n’a pas l’air trop déstabilisé. En fait, c’est plutôt comme si il règle le paramètre « Niveau de conduite des autres » dans sa tête, et il se met au même niveau. Difficile de le concurrencer en terme d’adaptabilité. Ouf, je ne suis pas décrédibilisée quand je disais à tous ceux qui me prévenaient pour la conduite « Mais non vous inquiétez pas, ça ira pour lui ! »

A Tirana, d’autres soucis font surface. D’abord, Google Maps (et je pense n’importe quelle app de map en ligne) n’est pas à jour et nous conduit sur des chemins de terre. En pleine ville. Vu le gabarit de Titine, on n’est pas sereins et on préfère faire confiance à notre intuition. Autre problème : se garer. Les Albanais confondent chaussée et place de parking. Trottoir aussi. Par un pur hasard, juste en face de notre hôtel, l’Hotel Villa 22, une voiture part pile quand on arrive donc ni une ni deux, le créneau est fait.

Donc, la conduite est chaotique, mais ce n’est pas tout. Les Albanais ne parlent pas bien voire pas du tout anglais. C’est avec quelques difficultés que nous avons pu nous procurer 2 cartes SIM avec Internet chez Vodafone, avant d’enfin commencer à lâcher prise et lever le nez…

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Retour 20 ans en arrière : les traces du communisme

Visiter Tirana pour la première fois, ce n’est pas seulement visiter la capitale de l’Albanie. C’est également visiter la capitale du dernier pays d’Europe à être sorti de la dictature communiste, en 1992. C’est être plongé encore à cette époque, le temps semble être suspendu. Peu de touristes, des noms inconnus sur toutes les publicités (hors Nike et Coca-Cola peut-être), des vieux qui semblent s’être égarés d’époque, des nouveaux bâtiments à la mode d’un ancien temps. Les rues et les bâtiments sont colorés, notamment dans le quartiers Blokku (le « Bloc »), où vivait l’ex-dictateur, Enver Oxha. Les cliniques dentaires pullulent (non je n’exagère pas), je n’en ai jamais vu autant. Il y a des rues qui en comptent tous les 30m par exemple ! Les Mercedes sont légions également, après tout il faut une bonne mécanique vu la conduite et les routes albanaises. Autre chose qui me vient à l’esprit : la sécurité. L’Albanie n’a pas la même (ou pas du tout de) notion de sécurité. Je ne sais même pas s’ils ont des normes de sécurité. Si vous y allez avec des enfants, surtout en bas-âge, il vous faut avoir un oeil sur eux H24 pour veiller à ce qu’ils ne se blessent pas.

Sur un ton plus léger et plus… incitatif ? je vous dirais que les Français ont bonne presse. Dès que vous dites que vous êtes français, les yeux s’écarquillent et les questions fusent. Les Albanais ne découvrent le monde étranger que depuis peu, et ils sont avides de savoir ce qu’il se passe ailleurs. Il faut garder l’histoire du pays en tête cependant, car elle explique pourquoi certains sujets peuvent être délicats et pourquoi ils ne comprennent pas forcément certains sujets et positions. Par exemple : le féminisme, le végétarianisme/véganisme, les congés de paternité, etc. Il faut se dire que la mentalité est restée figée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et prendre le temps d’expliquer certaines choses, calmement.

Allez, je vous laisse encore quelques images 🙂

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Le Parlement albanais à Tirana
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La pyramide de Tirana, ex-musée Enver Hoxha (du nom de l'ex-dictateur)
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Statue du héros national, Skanderbeg, sur la place éponyme
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Le Musée national historique, sur la place Skanderbeg

Cours de cuisine avec Alma

Le premier soir, grâce à Vacances Albanie pour l’organisation de certaines activités, nous prenons un cours de cuisine albanaise chez Alma. C’est Bérenger de chez Vacances Albanie qui vient d’abord nous chercher à l’hôtel pour nous conduire car le cours se déroule hors du centre-ville. Il conduit sa voiture et nous devons le suivre avec la nôtre. Je vous l’ai dit plusieurs fois, les Albanais et la conduite… donc Bérenger doit nous attendre plusieurs fois, mais finalement nous arrivons bien chez Alma et son mari. Ils tiennent une échoppe, et à l’arrière se trouvent une cour intérieure et leur maison. La traductrice, Bela, nous attend dans la cour. Bérenger nous offre un raki (alcool fort), du thé de montagne (bien trop fort à notre goût, et avec un aspect à s’attirer des contrôles poussés en aéroport) et un savon artisanal, puis s’en va. Alma nous fait cuisiner byrek, ferges, qofte, tarator et hallva. Elle a le coup de main mais nous fait travailler et goûter de temps en temps. Je profite des temps morts pour demander à Bela de me traduire des mots et des phrases qui pourrons nous aider sur le voyage (« bonjour », « bonsoir », « merci », « au revoir », « s’il vous plait »…).

Après environ 1h30 de dur labeur (bon là ok, j’exagère), la table est dressée. Alors que nous pensions dîner avec Alma, Bela et Bérenger qui doit nous rejoindre, nous mangeons finalement seuls, même si la table est clairement dressée pour 6 en quantité ! C’est dommage, à force de tout goûter pendant qu’on cuisinait, nous n’avons plus beaucoup d’appétit. Deux chats jouent dans la cour près de nous et quémande un bout de notre repas. Bérenger nous rejoint tard finalement, appelé en urgence juste avant (un problème d’hôtels pour un autre groupe de touristes). On discute avec lui. Il nous apprend que la difficulté de trouver des expériences chez l’habitant vient du communisme : personne à part la famille entrait chez soi, sous peine de dénonciation.

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Un byrek, plat national très répandu à consommer sur le pouce
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La table dressée... pour nous deux seulement !

Le Tirana Free Tour pour connaître (davantage) l’histoire du pays

En fin de séjour en Albanie, nous passons une nuit dans l’auberge de jeunesse ART Hostel & Apartments (qu’on recommande vivement !), et la dernière matinée. C’est le moment que j’ai choisi pour faire une visite guidée avec Tirana Free Tour, gratuite et avec un local. C’est aussi le jour où s’est déroulé le Marathon de Tirana (ou plutôt semi-marathon) donc la visite est un peu perturbée. J’apprends cependant énormément de choses sur l’Histoire du pays, qui viennent compléter toutes les informations obtenues pendant le reste du séjour. Je vous en partage quelques unes ici !

Le pays compte environ 3 millions d’habitants. Les émigrés viennent essentiellement d’Italie, de Grèce et de Turquie. En terme de religion, les Albanais ne sont pas très pratiquants selon notre guide, mais plusieurs religions cohabitent de manière très pacifique depuis des siècles. La répartition est la suivante : environ 60% de musulmans (2 formes d’islam : sunnite traditionnel, et bektashisme, une forme beaucoup plus libérale), 20% de chrétiens, et 20% sans religion. En terme d’économie, l’Albanie se développe grâce aux services, au BTP et à l’agriculture (et ça se voit !). Tirana concentre 50% du PIB. Le taux de chômage est d’environ 17%, et le salaire moyen de 400€/mois.

L’ancien nom de l’Albanie est Illyria. Elle est passée sous domination romaine (chrétienté) pendant 7 siècles, avant de passer aux mains des Ottomans (début de l’islam) jusqu’à ce que Skanderbeg l’en libère, puis des Byzantins. Skanderbeg (voir photo plus haut) est la figure historique la plus importante du pays, et l’aigle à deux têtes qu’on retrouve sur le drapeau national était son symbole.

Enfin, concernant le communisme, l’Albanie est vraiment à part du reste de la Yougoslavie. Bien qu’elle en faisait d’abord partie, le dictateur albanais, Enver Oxha, a préféré soutenir Staline lors d’un désaccord entre ce dernier et Tito (Yougoslavie) (mais je ne sais plus en quelle année – avant 1970). L’Albanie est donc sortie de la Yougoslavie et a mené sa vie selon les désirs d’Enver. Il s’est lié avec la Chine de Mao car ils partageaient la même idée du communisme. Cependant, à la mort de Mao Zedong, la Chine s’ouvre au monde, et l’Albanie l’accuse de trahison. Elle se retrouve alors seule dans son idéologie. Enfin, Enver se retrouve seul. Les Albanais sont de toute façon coupés du reste du monde depuis bien longtemps, et ne possédaient rien. Même à partir de 1984, avec l’arrivée des téléviseurs, les antennes pointaient toutes vers l’est. Avec la culture de la dénonciation, si l’une d’elles pointait à l’ouest, l’arrestation était immédiate. De plus, il ne fallait pas être « trop intelligent » à l’école, sous peine de menaces. Enfin, comme en Corée du Nord, à la mort d’Enver, tout le monde devait pleurer. Evidemment, certains pleuraient de joie…

Cette période de 47 ans de communisme a coupé les Albanais du reste du monde. Ils ont encore beaucoup à faire et à apprendre pour arriver au même niveau économique et social que leurs voisins des Balkans et Européens. Pour l’instant, on sent que la blessure est encore vive, et comme notre guide, j’estime qu’il faut encore une génération d’Albanais pour qu’ils puissent vraiment aller de l’avant. Je vous invite à lire mes premières impressions suite à notre voyage pour en savoir davantage sur ces sujets !

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Aperçu de la pièce de vie commune de notre auberge de jeunesse

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Notre guide pour le Tirana Free Tour
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"The Cloud", Reja - Oeuvre d'art devant le National Art Gallery de Tirana
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Entrée du musée Bunk'art 2
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La Tour de l'Horloge (Kulla e Sahatit)

Voilà, vous savez tout (ou presque !) de nos passages à Tirana. J’espère que ce premier volet du carnet de voyage en Albanie vous a plu. Pour connaître la suite du programme, allez voir l’itinéraire de notre roadtrip ici. N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez appris à sa lecture, et si ça vous donne envie d’en savoir plus sur le pays ! 😉

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