Belgique, Week-end

Week-end à Anvers : découverte atypique et trendy

Après quelques jours à Malines cet été, je suis passée par Anvers (ou Antwerpen en néerlandais) avant de rentrer. C’était ma première visite de cette ville. Deuxième plus grande ville ville de Belgique, elle n’a rien à voir avec Gand et Malines, plus typiques, et est loin de tout ce que j’imaginais. Moderne, atypique, trendy, cosmopolite : Anvers a fait voler en éclat toutes mes idées de la Belgique flamande. J’ai eu plus de mal à l’apprécier dès le départ, mais cette ville a su me charmer petit à petit. Je vous raconte tout !

PS : vous pouvez d’ores et déjà retrouver tous mes conseils, lieux, activités et bonnes adresses dans mon cityguide d’Anvers 🙂

Arrivée dans le Zuid (avec un mal de crâne)

Je viens de quitter Malines. Je suis finalement partie plus tard que prévu, mais je n’ai même pas 30min de train. La pluie caresse doucement les fenêtres du train.

On arrive à Anvers. Avant même que le train s’immobilise, je comprends que j’ai bel et bien quitté Malines et suis arrivée dans l’une des plus grandes gares de Belgique. Il me semble que cette gare a quelque chose de particulier, mais je ne comprends pas tout de suite que ce sont les quais les uns au-dessus des autres, à la manière de lits-bateaux, qui auraient du m’étonner. Je sors, je prends mon temps dans l’escalator. Les yeux en l’air. La gare est immense. Impressionnante. Architecture d’un autre temps, à l’heure où les industriels se servaient de tels monuments pour montrer leur richesse. J’ai l’impression d’être dans un time-lapse de film, autour du personnage principal qui lève les yeux pour admirer un monument alors que tout s’agite autour.

Je vérifie mes mails. Je dois me rendre à l’hôtel, des documents et ma city card avant de pouvoir me balader. Première étape : me rendre à l’hôtel. Je dois prendre le métro et donc acheter un titre de transport. Je galère parce qu’ils ne sont pas vendus directement dans les stations de métro contrairement à ce que je pensais ! Après avoir demandé à un agent de la gare, je trouve l’agence Delijn, la société de transports publics. Je suis enfin équipée pour prendre le métro. Ou bien est-ce un tram ? « Ce sont des métros ET des trams, Madame. C’est la même chose ici. » Autre difficulté : comprendre le plan des lignes des trams. Pas évident quand on ne parle pas néerlandais, mais je peux remercier les données mobiles de m’aider dans ces situations.

D’abord souterrain, le tram sort au niveau de la route. Les rues d’Anvers défilent sous mes yeux. Je ne sais pas où je suis, mais je peux remarquer quand on change de quartier. J’arrive à destination, il me reste 5min de marche. Toujours les yeux en l’air, à scruter les moindres détails : les noms des rues, les menus de restaurants en néerlandais, la façon dont les gens sont habillés. D’ailleurs, il y a ce jeune couple de trentenaire à vélo, l’homme est en costard et la femme en robe longue blanche. Ils sont beaux, ils sont classes, ils sont à vélo. La classe à la flamande. Tout comme l’hôtel. Design blanc et épuré. La chambre est immense. Si je n’avais pas lu sur le site internet de l’hôtel, j’aurais pu deviner que les fondateurs sont dans l’architecture d’intérieur à la base.

Je fais quelques photos de la chambre, lis les brochures des différentes visites de la ville, mais je ne suis pas bien. Vous voyez cette sensation d’estomac retourné et de sol qui bascule ? C’est moi là tout de suite. Je ne vais pas forcer, je vais laisser les bras de Morphée m’aider un peu sur le coup…

Vers 17-18h, je vais mieux. Même si je suis barbouillée par cette sieste, pas question d’y passer une minute de plus. Sac sur le dos, je vais voir un des lieux remarquables de la ville, à seulement 5min à pied de l’hôtel : le Palais de Justice. A vrai dire, on dirait plutôt un musée d’art contemporain, ou même une œuvre à part entière avec sa structure et ses pointes qui s’élancent vers pour attraper des nuages. Je ne le sais pas encore, mais j’apprendrai plus tard que le bâtiment a été conçu par Richard Rogers, le même architecte que le Centre Pompidou.

Bon c’est pas tout mais le sunset arrive ! Je vais le voir depuis les quais et le MAS, et on ira dîner avec l’Amoureux dès qu’il arrivera ! Oh oh, c’est quoi ce message ? En parlant du loup, il vient de m’écrire. Son train est en retard. De 2h… Eh bien soit. Je mange d’abord, puis je vais regarder le sunset, en ensuite je vais récupérer l’Amoureux à la gare ! J’ai cruellement envie de cuisine asiatique, chinoise ou japonaise. Ça tombe bien, c’est pas ce qui manque dans le Zuid, en tout cas là où je suis. Je dîne donc assez tôt chez Sum Sum Zuid avant de reprendre le tram.

Petit tour vers les quais et le MAS

Cette fois, je ne comprends pas bien où je dois changer ou descendre du tram. Je suis remontée jusqu’à la gare, mais où aller maintenant pour rejoindre les quais ? Et à quel niveau ? Heureusement, j’entends une voix. Martha, à peu près la trentaine, me propose son aide. On discute (en anglais), de voyage, d’Anvers, d’où je viens. Elle trouve ça cool de voir une jeune fille voyager seule, et j’avoue que c’est assez facile en Belgique avec autant de personnes bienveillantes et prêtes à aider. En sortant du tram, on fait un bout de chemin ensemble, puis nos chemins se séparent.

J’arrive proche de l’Escaut. Bonjour toi, ça fait un moment que je ne t’ai pas vue ! Depuis ma visite de Gand 🙂 Je ne sais pas bien ce qu’il y avait avant ici, sûrement des bâtiments ou d’anciens parkings. Aujourd’hui, ça semble être un lieu désaffecté où les jeunes viennent prendre l’apéro. Je suis là, baignée par la douce lumière d’une fin de journée d’été. Heureuse de ce temps suspendu, et en même temps un peu perdue. Anvers, qui es-tu ? Comment ça se fait que tu sois si différentes de Malines et Gand ? Je ne retrouve pas bien encore cet esprit flamand chez toi, ni les briques rouges que j’aime tant. Ou peut-être ai-je encore beaucoup à apprendre. En même temps, quelques jours et je me proclame déjà experte de la Flandre, quelle idée !

Anvers, je sens que tu me bouleverses et que tu bouscules toutes les idées que j’avais de cette région. Tu n’es pas typique, ni traditionnelle. Et si j’enlevais mes oeillères pour mieux apprécier tes particularités ?

Je me dirige vers le MAS. J’en ai beaucoup entendu parler, et apparemment son architecture est remarquable. J’avoue être déçue car il y a déjà un point de démenti : non je n’aperçois pas le MAS de loin. Etrange. Il est là, comment flottant sur l’eau. Pas aussi imposant que je pensais. Ceci dit, plus je m’approche, et plus il semble vouloir me démontrer que je le sous-estime : il est en fait aussi imposant que ce qu’on en dit. Même si elles sont d’un autre genre, elles sont là mes « briques rouges ».
Je pénètre dans le bâtiment. Escalator, escalator, escalator. Tiens, une expo de Le Corbusier… Mais non, il n’y a pas le temps, le soleil va se coucher d’une minute à l’autre. Des escalators, encore et encore. Et enfin j’arrive. Finalement, c’est juste une terrasse accessible, pas un rooftop aménagé comme je pensais. Décidément, il faut vraiment que je mette de côté tout ce que je peux imaginer sur cette ville ! La vue est assez dingue à cette heure-ci. Et encore une fois, bien loin de ce que j’imaginais. A Gand et Malines, sur les points de vue, je voyais des petits bâtiments typiques enchevêtrés mais ordonnés. Ici, je vois le centre à quelques pas, mais aussi et surtout des bateaux, le port, et l’Escaut qui s’élargit pour devenir mer à quelques kilomètres. Encore une fois, je laisse l’instant flotter. Il y a des familles, des ados, des couples (je suis presque déçue de ne pas assister à une demande en mariage haha). Et moi, seule. Mais plus pour longtemps, le train de l’Amoureux arrive enfin.

Le trajet en tram prend un peu de temps et l’Amoureux m’attend un peu, et on rentre tranquillement à l’hôtel. Il faut bien se reposer, une journée de vélo nous attend…

Le MAS, Museum aan de Stroom - Anvers

Antwerp by bike pour une visite insolite

Pour pas changer, nous ne sommes pas des lève-tôt, et le RDV à 10h à 20min de l’hôtel est un chouïa tôt pour nous. On descend manger, on emporte ciré et imperméable dans le doute (il y a quelques nuages et une app météo peu rassurante sur ce coup) et hop! on rejoint notre guide, Hart, sur les mêmes quais où j’étais hier pour le sunset. Hart nous attend avec des vélos : c’est parti pour 3h de visite avec Antwerp by bike. Hart parle français, a des cheveux blancs et semble avoir la cinquantaine passée. A vélo par contre, on aurait inversé nos âges ! Je ne vais pas détailler toute la visite, car sinon vous n’iriez peut-être pas faire de visite avec Antwerp by bike, et parce que ça serait beaucoup trop long. Ceci dit, c’était une visite dans des quartiers moins connus d’Anvers, et c’était vraiment vraiment cool ! Surtout que Hart nous a racontés le passé de certains sites (qu’il a connus plus jeune), comme l’ancien hôpital militaire où tous les jeunes Anversois passaient, et désormais réhabilité en habitations, et avec un restaurant étoilé (où il faut réserver au moins 3 mois à l’avance et avoir un sacré compte en banque).

Bon, comme j’ai du mal à tenir ma langue, voici quelques endroits que nous avons vus avec Hart : le tunnel Sainte-Anne dont l’escalier mécanique est d’origine (1933), le jardin du musée Plantain-Moretus (qui abrite la plus vieille imprimerie du monde, et seul musée au monde classé au patrimoine mondial de l’UNESCO !), des œuvres de street-art, le passage Vlaeykensgang (datant de 1591) et qu’on retrouve grâce à l’imposante tête de cheval à l’entrée de l’immeuble, le Zuid (quartier de l’hôtel), le quartier Zurenborg (anciennes maisons aux façades style Art Déco), l’ancien hôpital donc, le quartier juif, la brasserie De Koninck, la « main » au niveau de l’ancienne frontière de la ville, la gare (où étaient déjà rassemblés beaucoup de gens en attendant le début de la gay pride ce jour-là), et la rue des diamantaires.

Bref, une visite que je recommande à 1000% sans hésiter !

Pédaler jusqu’à la Maison du Port

Après ces quelques heures de vélo, il est l’heure… de manger pardi ! On file chez Falafel Tof où on retrouve beaucoup de Français. Chez Falafel Tof, on remplit soi-même sa salade ou sa pita, et je vous laisse deviner : oui on a eu les yeux plus gros que nos ventres. J’en ai profiter pour observer les gens, comme je le fais toujours quand je mange dehors. J’aime regarder les gens qui passent dans la rue, ceux qui nous entourent. Et c’est toujours marrant de voir des Français parler très fort en pensant que personne ne les comprend parce qu’ils sont à l’étranger. On est en Belgique tout de même, c’est pas comme si c’était le Japon non plus. Bref, ça m’amuse. Dehors, je vois des gens passés qui visiblement se rendent à la gay pride. C’est animé, c’est bon enfant.

Comme si nous n’avions pas assez pédalé de la matinée, on décide de louer des vélos pour aller voir la Maison du Port et se balader du côté nord de la ville. On passe alors par la grand-place d’Anvers, pour la seule et unique fois du week-end. D’ailleurs, il faudrait revenir à Anvers pour voir le côté plus typique flamand. Bref, ce n’est pas le sujet. La location de vélos est assez simple, même si on se demande si 1 journée = 24h ou un jour calendaire. Il s’avère que c’est un jour calendaire. On enfourche nos fiers destriers en direction du nord. On passe par le quartier des Marins, mais je mets du temps à remarquer les filles de joie dans les vitrines. Il faut dire qu’à vélo, j’ai tellement peur de foncer dans des piétons avec 1 seconde d’inattention que les filles de joie, à côté… Mais crois-moi que je ne veux pas qu’on s’arrête maintenant que j’ai compris où on est ! On croise la gay pride à plusieurs reprises. En fait, ça ressemble à un carnaval plus ou moins : il y a des chars, du monde de tous âges et toutes origines, des gens qui dansent, et bien sûr des arcs-en-ciel de partout. Il y a beaucoup de joie qui s’en dégage.

Sur le chemin, on passe devant le musée Red Star Line. Nous n’avons pas le temps de le visiter, ce sera pour une prochaine fois. A partir de là, on ne croise plus que des cyclistes, et du street-art. J’aperçois la Maison du Port. Elle me fait la même impression que le MAS : de loin, elle n’a pas l’air si impressionnante que ça, mais plus on s’en approche, plus la masse s’impose. Il y a une stations de vélo juste à côté. On dépose les nôtres à temps pour rester dans la limite de la demi-heure de location gratuite.

On passe sous la structure de la Maison du Port, et ma myopie et les nuages qui dansent au-dessus me jouent des tours : j’ai l’impression que la masse tombe doucement sur moi. Vertige. Juste à côté, par la route qu’on a prise pour arriver, il y a le pont qui permet aux bateaux de passer entre l’Escaut et le « port intérieur » comme je l’appelle. Vous vous souvenez que le MAS est au milieu d’une masse d’eau. C’est le « port intérieur ». On s’assied pour regarder les quelques bateaux entrer et sortir.

Temps suspendu.

On reprend la route, on redescend vers la ville, en continuant notre boucle. Le Red Star Line était sur la côte ouest de notre boucle, on descend par l’est du port. L’Amoureux a repéré sur Internet le bateau-chapelle Je Sers, parfois visitable. On y arrive, mais on ne sait pas trop si c’est ouvert ou pas. Je monte dessus, une femme m’accueille mais m’indique que ce n’est pas l’heure. On tombe aux mauvais horaires, mais c’est la 1ère fois que je monte sur le pont d’un bateau-chapelle et ça suffit à me mettre en joie.

On continue. Il y a beaucoup de travaux dans cette zone portuaire et même plus bas. On peine à trouver notre chemin à vélo, mais on se dirige lentement et sûrement vers le parc Spoor Nood… et on est déçus. Quand on imagine un parc, avec l’Amoureux on pense à des arbres, des plantes, des bancs. Ici, il n’y a quasiment pas d’arbre, mais il y a le Cargo, un genre de café-brasserie. Tant qu’à faire, autant se prendre une bière ! C’est l’été, il fait beau, allez.

, la chapelle bateau, le parc,

Soirée entre shopping, restaurant bio et festival de gay pride

On renfourche des vélos, on se dirigeant vers le sud. J’impose quand même une halte shopping à Mark et ‘t Stad Leest (à retrouver dans mon cityguide d’Anvers). Un bon conseil : si vous aimez la déco, la papeterie, les plantes, les beaux livres, la mode, etc. : vous trouverez votre bonheur dans les boutiques des villes flamandes. A ce niveau, j’ai vraiment l’impression d’être dans des pays du nord et pas juste à côté de la France. Si par contre vous avez un petit budget, évitez de mettre les pieds dans les boutiques. Des temples de la tentation.

On rentre à l’hôtel se doucher (une journée de vélo, je vous laisse imaginer le carnage) puis on file au restaurant Native pour le dîner. C’est petit, intimiste, et la serveuse est adorable ! Si vous ou vos proches n’aimez pas les légumes, laissez Native vous faire changer d’avis. Pour preuve : j’ai réussi à manger des betteraves alors que je DÉTESTE ça. Vraiment ! On a aussi eu un plat en plus gratuitement suite à une erreur sur une table voisine, de quoi goûter encore plus de douceurs de légumes.

En partant, j’avais l’estomac vraiment bien rempli. Le soleil venait de se coucher et les rues se paraient d’un air de guinguette avec les guirlandes d’extérieur. On rentre à pied pour digérer. Street-art, vitrines d’antiquaires, galeries d’art : nos yeux ont de quoi se distraire pendant cette balade nocturne. Je me souviens en particulier d’une galerie de photographie, avec de magnifiques portraits de femmes noires. Si seulement j’avais noté le nom de la galerie pour retrouver le ou la photographe…

Arrivés à l’hôtel, on entend de la musique. En fait, on l’a entendue tout à l’heure aussi en repassant pour la douche. C’est le festival de la gay pride, sur un immense parking juste derrière le pâté de maison ! On se chauffe et on y va. L’entrée est gratuite, il y a plein de stands et 2 scènes. Bon ok, une scène me met un peu mal à l’aise, mais l’ambiance est sympa. La soirée se termine vers 23h-23h30, sûrement parce que c’est en plein air et en pleine ville et qu’il ne faut pas déranger le voisinage jusqu’à pas d’heure.

Brunch du dimanche

Dernier réveil en Belgique pour ce séjour. On n’a pas besoin de chercher plus loin que notre hôtel pour le brunch. Il y a du monde qui vient bruncher à l’hôtel Pilar. Je pense que c’est vraiment une adresse prisée du quartier. Moyenne d’âge 30 ans, CSP+. Je sais pas quoi dire d’autres, à part qu’il y a un bocal à loukoums en libre service sur une table et que c’est un de mes péchés mignons. Voilà.

Visite de la brasserie De Koninck

Pour cette dernière matinée, on part visiter la brasserie De Koninck. On est passés devant hier avec Hart, notre guide, et l’Amoureux l’avait noté dans les choses à faire, pour la bière et les retours positifs lus sur internet.

A l’entrée, on apprend qu’on aura droit à quelques bières pendant le parcours, mais qu’on n’est pas obligés de les prendre (bon à savoir pour ceux qui n’aiment pas trop la bière ou ne boivent pas du tout) et que la visite dure environ 1h30. Je pensais qu’on visitait une brasserie mais  en fait, c’est plutôt un musée à la scénographie récente, interactive et moderne (avec de nombreux équipements multimédia). Les contenus sont marrants et très pédagogiques, et la visite sollicite les 5 sens et c’est la première fois que je vois ça.  C’est incroyable ! Encore une visite que je recommande à 1000% !

A la fin de la visite, vous pouvez prendre d’autres bières, ou acheter des bières, bollekes (verre de De Koninck) et autres verres à bière, ou encore plein d’autres accessoires en rapport avec la bière. Une partie du lieu sert également de résidence à d’autres types d’artisanat de bouche : boucherie, fromagerie, chocolaterie… De quoi passer un bon moment gourmand avant ou après la visite du musée De Koninck.

On repart avec 6 bières, un « sac à bières » pour nos prochains apéros pique-nique avec les copains, et même un bolleke et 2 autres verres à bière. Je vous avais dit que l’Amoureux voulait venir ici 😅 Bon le tout est de savoir ramener tout ça à vélo puis en train sans rien casser…

Aller au FoMu, le musée de la photographie d’Anvers, avant de prendre le train

Retour à l’hôtel. Il nous reste environ 1h avant d’aller à la gare (avec de l’avance). On va faire un tour au FoMu, à 5min de l’hôtel. Autant je connais certains musées de la photo à l’étranger, comme le Fotografiska à Stockholm, autant je n’avais jamais entendu parler du FoMu d’Anvers. Une bonne occasion d’agrandir ma culture sur le sujet. Il y a plusieurs salles et 2 expos principales : l’une sur la conquête de la Lune, et l’autre sur le travail d’un photographe auprès d’un groupe terroriste en Afrique, sur près de 20 ans. La 1ère est plutôt légère, l’autre lourde et saisissante. Le temps manque pour tout voir en détail et en profondeur, mais il faut partir.

On prend le tram pour monter à la gare. Il est un peu en retard et il pleut. Heureusement qu’on a pris large. A la gare, on a le temps de prendre à nouveau le temps de l’admirer. On retrouve les détails dont Hart nous a parlés la veille, toutes les subtilités que les industriels mécènes de sa construction ont disséminé par-ci par-là. Il y a peu de monde à cette heure-ci je trouve. Au moins, on circule et je prends des photos facilement.

Enfin vient l’heure de monter dans le train et de rentrer. Au revoir Anvers. Je sais qu’on est loin d’avoir découvert tous tes secrets, et je pense que je reviendrai.

Et les bières et verres à bière ? Ils ont tenu bon jusqu’à notre appartement.

Comme vous avez pu le voir, Anvers n’était pas un coup de foudre pour moi. Il m’a fallu du temps pour l’apprivoiser et la comprendre. Et finalement, je me suis rendu compte que l’esprit des Anversois est comme ailleurs en Flandre, chaleureux et accueillant, et qu’Anvers est « juste » plus cosmopolite, plus grande, plus moderne que les autres villes. Mais il y règle la même douceur, le même respect d’autrui, la même profusion de bonnes adresses pour manger, boire et faire du shopping. Bref, une très belle destination pour un week-end atypique et trendy 🙂

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Séjour en partenariat avec Visit FlandersThe Place to Be et Visit Antwerpen. Je reste cependant libre de tout le contenu créé, et reste sincère dans chacun de mes propos.