Bretagne, Outdoor, Week-end

Finistère sud : visite du Cap Sizun et des illuminations de Noël à Locronan

Ma découverte de la Bretagne a commencé cet hiver avec le Finistère sud. Le temps d’un week-end, j’ai visité un petit bout de ce département, avec le village de Locronan et ses illuminations de Noël, et la côte atlantique au niveau du Cap Sizun. C’est parti pour cette « micro-aventure » à quelques heures de Paris !

« Il y a des billets pour Quimper ce week-end. On y va ? » C’est comme ça que le 2 janvier, profitant des grèves et des trains désertés, l’Amoureux et moi avons pris des billets de train pour notre premier week-end en Bretagne. C’est presque un coup de tête. À vrai dire, ça faisait déjà des mois que je veux aller en Bretagne, et l’Amoureux a depuis peu sa marraine qui vit dans le Finistère sud. Après quelques péripéties pour nous rendre à la gare Montparnasse le matin même et un train raté de quelques secondes, nous sommes finalement arrivés en terre bretonne 2h plus tard que prévu. Sur une escapade de 30h, ça réduit énormément le temps passé sur place, mais qu’importe. On ne visitera pas Quimper, on récupèrera la voiture directement pour nous rendre à Locronan, où la marraine de l’Amoureux tient une boutique de céramique.

Locronan, un des villages les plus visités du Finistère sud

En nous rendant à Locronan, j’ai découvert que c’était un des villages des plus visités du Finistère sud, mais aussi de Bretagne. Et pour cause, Locronan figure parmi les plus beaux villages de France. Pendant l’hiver, il est réputé pour ses illumination de Noël, et – le coup de bol – nous étions là pour le dernier week-end des illuminations, c’est-à-dire les 4 et 5 janvier ! Ça tombait bien car on avait prévu de dîner le soir-même dans le village.
Après s’être garés dans le parking encore désert – mais qui promet d’être trop petit vu les moyens humains déployés pour le gérer –, on arrive par la longue avenue à l’entrée du village. Les premières crêperies et boutiques de mode et d’accessoires divers laissent peu à peu la place à des boutiques et ateliers d’artisans puis la place principale du village. Tout est pittoresque, en vieille pierre couverte de fine mousse par l’air marin. Effectivement, en déambulant dans les rues, où je me sens plus au Moyen-Âge qu’en 2020, j’aperçois l’océan au loin. Je suis comblée, ce village est incroyable à photographier, et il n’y a pas trop de monde encore ! Même s’il y a beaucoup de boutiques « attrape-touristes », il y en a quelques unes qui valent le détour. Je pense notamment à une boutique de créateurs, légèrement en retrait de la grande place côté océan, où je trouve beaucoup de jolies choses. D’ailleurs, l’Amoureux et moi craquons et ramenons, comme souvent, une pièce en céramique. Enfin, ce n’est pas tout à fait exact. Nous en avons d’autres par sa marraine.
Je vous raconter un peu cette rencontre d’ailleurs. L’Amoureux voulait faire une surprise à sa marraine et ne lui a pas dit que nous venions à Locronan. Nous voici donc en train de débarquer dans sa boutique, l’air de rien, à regarder chaque objet. Elle est à l’entrée du magasin, et je sens son regard intrigué et interrogateur, jusqu’à ce qu’elle voie le visage de l’Amoureux complètement de profil et le reconnaisse enfin ! Il faut dire qu’elle ne l’a pas vu depuis quelques années, et à l’époque, il n’avait ni barbe ni moustache. Le moment est incroyable et on rit tous comme pas possible ! Evidemment on passe du temps avec elle et on va prendre ensemble un café au bar sur la place derrière l’église. Au retour, on commence à voir les illuminations de Noël orner les vieux bâtiments du village, et les rues se noircir de monde…

Dîner au restaurant Comptoir des Voyageurs

La marraine de l’Amoureux nous recommande vivement le Comptoir des Voyageurs pour dîner, car sa fille y travaille en cuisine et qu’elle a eu plusieurs fois l’occasion d’y manger. Nous avons repéré le restaurant en arrivant, et il se trouve qu’on envisageait déjà d’y aller car il est recommandé par Michelin. Tant mieux donc ! On réserve donc une table pour 19h30, assez pressés de manger.
On nous installe à une table côté rue. Ma place préférée car j’adore regarder les passants (ou miller, comme on dit dans le nord). On commence par une mise en bouche au poisson. Je mange donc une partie de celle de l’Amoureux parce qu’il n’aime que quelques types de poissons et de préparations. Personnellement, je suis déjà conquise par la fraîcheur des mets. Tout le repas n’est qu’enchantement. Producteurs et pêcheurs locaux, produits de saison et frais, montage des assiettes très travaillées, quantités étudiées pour combler l’estomac des voyageurs : on passe un excellent moment. Le clou du spectacle : les différents produits en trompe-l’œil dans les plats et les desserts. La « balade en forêt » de l’Amoureux m’a particulièrement marquée, je n’avais jamais vu une assiette comme ça !
En prime, il n’y a plus grand monde dans les rues quand on sort du restaurant, et on a les illuminations pour nous tous seuls !

Passer une nuit en maison d’hôtes

Comme nous avions une voiture ce week-end là (chose qui arrive relativement peu maintenant que j’y pense), nous avons loué une nuit dans la chambre d’hôtes Bélard à Plonévez-Porzay, à même pas 10 minutes de Locronan. Petit « souci » : nous n’avions pas de connexion internet à Locronan et on n’a pas vu l’heure de la remise des clés. Bien sûr, nous sommes arrivés vers 22h et il était bien trop tard. Heureusement, les propriétaires vivent sur place (l’avantage des chambres d’hôtes!) et nous avons récupéré la chambre sans problème, et même avec un grand sourire !
Notre chambre était au rez-de-chaussée et très charmante ! La large poutre apparente, la table de vieille machine à coudre, la salle d’eau… Tout était très joli.
Le lendemain matin, nous avons pris le petit déjeuner à base de pain, crêpes et confitures, tout en discutant avec le propriétaire et en faisant quelques caresses au chien. Le jardin est normalement aussi joli que les chambres, mais nous partons sans y faire un tour pour passer la matinée chez la marraine de l’Amoureux.

Prendre l’air sur la côte sauvage du Cap Sizun

Pour le déjeuner et l’après-midi, sur les conseils précieux d’Anna, nous allons nous balader sur le Cap Sizun, entre Douarnenez et le bout, la Pointe du Raz. Enfin, c’était notre programme, mais nous avons du écourter légèrement la fin et nous arrêter à la Pointe du Van à la place, avant de rentrer à Quimper pour prendre le train.

Douarnenez et le sentier des Roches blanches

Avant d’arpenter le Cap Sizun, on est partis déjeuner ce dimanche-là à Douarnenez, une ville côtière. Pour faire court : 95 % des restaurateurs étaient partis en vacances après la période de Noël, et on a eu vraiment beaucoup de mal à trouver un endroit où manger. On a finalement trouvé une crêperie ouverte : Au régal. L’avantage est que les commentaires sur TripAdvisor confirmaient le nom de la crêperie ! Une fois dedans, je n’arrivais pas à choisir ma crêpe parce que je les trouvais toutes assez simples. Rien d’extravagant. Mais j’ai compris ce que signifiait une crêpe pour les Bretons quand les nôtres sont arrivées : pas très très originales, elles n’étaient pas moins excellentes !
Après un petit tour sur la plage, où je me sens comme dans un rêve (première fois que je vois « en vrai » les belles plages bretonnes!), on prend la route. Enfin, pour pas très longtemps, parce que juste après la plage, on tombe sur le panneau « Sentier des Roches blanches » ou « Les Roches blanches » avec une icône de randonneur pour illustrer. Je ne sais plus bien c’était quoi, mais on a bien compris qu’il y avait un petit sentier de randonnée avec point de vue. À peine quelques minutes en voiture plus tard, on trouve le début de ce sentier. Quelques dizaines de mètres plus loin, ça y est, l’esprit sauvage de la Bretagne inonde nos pupilles et nos poumons, et marque au fer chaud nos esprits. Je suis vraiment subjuguée. Je marche sur une partie du GR34, sur un petit sentier au-dessus de falaises de roches sauvages. Entre océan et landes, je me sens incroyablement bien, comme si j’étais chez moi.
C’est non sans un pincement au cœur qu’on poursuit notre route, mais fermement convaincus que la suite n’en sera pas moins belle !

La Pointe du Millier et le Moulin du Kériolet

Comme pour les Roches blanches, on a suivi des panneaux par curiosité. On en voit donc un énorme qui indique la Pointe du Millier (on ne sait alors pas que c’est un coin connu), et ni une ni deux, on roule vers ce nouveau spot ! Le parking aménagé est plus grand que celui des Roches blanches, et on croise plus de personnes. Je vous rassure : on reste quand même loin du monde en haute saison touristique.
Une maison-phare semble affronter seule les éléments sur la pointe. Un peu avant, en contrebas, les vagues creusent toujours un peu plus un gouffre de roche noire, tandis qu’une juxtaposition de granits a enraciné son équilibre en son bord.
On profite d’être ici pour visiter le Moulin du Kériolet. Cet ancien moulin a été restauré il y a quelques années par l’un des deux seuls « restaurateurs de moulin » du pays. Aujourd’hui, il est en activité et de la farine y est produite ! On peut en acheter directement sur place pour soutenir l’association qui s’en occupe. Il y a aussi un parcours pédagogique qui dévoile aux visiteurs l’histoire de ce moulin, et comment il fonctionne. On a aimé y faire un tour et en savoir plus sur ce patrimoine et savoir-faire traditionnel, et on est bien évidemment repartis avec de la farine ! Pour connaître les horaires d’ouverture, cliquez ici.

La Pointe du Van

Il ne nous reste que peu de temps avant de rentrer. On hésite : est-ce qu’on essaie quand même d’aller jusqu’à la Pointe du Raz ? Est-ce qu’il ne fera pas déjà nuit ? Allez, on tente. Les pneus avalent les kilomètres restants, et on finit par jeter notre dévolu sur la Pointe du Van pour terminer cette épopée bretonne, et on ne pouvait pas prendre meilleure décision. Si je connais la Pointe du Raz de nom, je n’avais jamais entendu celui de sa voisine, la Pointe du Van. La découverte n’en est que plus grande, entre la chapelle Sainte-They qui tient compagnie à des pitons rocheux tous droits sortis de l’océan. J’aurais aimé rester plus longtemps pour admirer ce qui est pour moi l’un des plus beaux paysages de France que j’ai pu admirer jusqu’à présent. Le crépuscule éteint petit à petit la lumière, et nous urge de rentrer avant de rater notre train.
On ne traine pas sur la route, doublant quelques voitures de passants plus tranquilles. On commande rapidement un kebab pour le train du retour, et j’ai le cœur léger, car je sais intimement que je reviendrai rapidement en terre bretonne.

Cette première escapade improvisée en Bretagne a confirmé une chose : c’est bien une région que j’aime. J’ai hâte de la découvrir un peu plus, au bord de l’eau ou dans les terres, en hiver ou en d’autres saisons.
Si tu connais un peu cette région, dis-moi où je devrais me balader une prochaine fois ? 🙂

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