Polynésie, Tahiti et ses îles, Voyage

Rurutu, l’île aux grottes et courses de chevaux de Polynésie

Rurutu, une île rêvée depuis si longtemps… Vous la connaissez peut-être pour les baleines à bosse qu’on y observe facilement. J’y suis justement allée début juillet pour ça, mais manque de chance, elles n’étaient pas encore arrivées. Je vous emmène quand même avec moi, car Rurutu avec ou sans baleine, c’est l’assurance d’un dépaysement total !

Pour celles et ceux qui atterrissent sur cet article sans avoir lu les précédents, je vous conseille d’aller lire cet article sur Rimatara. J’y explique pourquoi nous — mon père, mon copain et moi — avons visité ces deux îles (NDLR : Rimatara et Rurutu !)

Trêve de bavardage, je vous raconte notre très court séjour à Rurutu. En effet, nous sommes arrivés un mercredi en toute fin de journée, et sommes repartis le vendredi dans l’après-midi.

Arrivée en fin de journée

Le hublot laisse deviner Rurutu, bien différente de Rimatara. Beaucoup plus grande et avec plus de relief, Rurutu se dévoile petit à petit. L’Amoureux découvre une nouvelle fois un aéroport à peine plus grand qu’une maison, où arrivée, départ et visiteurs ne font qu’une masse homogène et colorée. Nous sommes accueillis par Viriamu, le propriétaire de la pension Teautamatea où nous logeons. Viriamu a cet air sérieux et travailleur, et ne parle pas bien français. Nous ne tardons pas à l’aéroport. Le trajet en 4×4 jusqu’à la pension déroule un paysage si différent de ceux de Rimatara, c’est incroyable ! Même moi qui suis Tahitienne, je suis dépaysée tout en me sentant chez moi.

Une fois à la pension, Viriamu nous indique nos chambres respectives et nous informe qu’il y a un marae (temple de pierres des anciens Polynésiens, du temps d’avant l’arrivée des Européens) familial sur le terrain. Cette terre appartient à sa famille depuis longtemps, des générations. En plus d’être un fervent défenseur de son histoire et de sa culture, Viriamu se révèle être un des meilleurs cavaliers de l’île. Il fait un tour sur la plage et dans la mer avec son cheval. Je suis éberluée : je ne savais absolument pas qu’il y avait des chevaux à Rurutu. Quand je vous dis que cette île me dépayse !

Je n’ai pas pris de photos de ces instants ni de notre chambre (et je m’en veux), mais, même si j’ai logé dans de très nombreuses pensions en Polynésie, c’était la première fois que je voyais des chambres agencées comme ça, et c’est très beau ! Et surtout, pour la 2ème fois après Rimatara, nous avons des couettes. Aux Australes en juillet, nous sommes à l’endroit le plus froid de Polynésie, juillet étant le coeur de l’hiver austral. Autant vous dire que nous avons fait bon usage des couettes, et avons apprécié comme il faut la soupe du soir ! D’ailleurs, il faut que je vous dise : si vous êtes gourmand.e, les Australes devraient vraiment vous plaire 😉
On a également pris le temps de discuter avec Viriamu des activités possibles pendant notre séjour. J’apprends à mon grand désespoir que ce n’est pas encore la saison des baleines (à bosse) et qu’à cause du mara’amu (vent du sud-est qui souffle en période d’hiver austral), on ne peut pas visiter la fameuse « grotte dragon ». Tant pis, on fera quand même le tour de l’île et une petite rando. Avec un peu de chance, Viriamu nous indique aussi qu’on peut voir la plus longue courses de chevaux de Polynésie sur la plage avant notre retour à Tahiti. Affaire à suivre…

Début du tour de « l’île aux grottes »

Le lendemain matin, requinqués comme jamais et debout encore très tôt pour nous (6h30 ou 7h, grâce au décalage horaire), on se régale de notre petit-déjeuner et nous partons faire le tour de l’île. Viriamu nous emmène pour la journée faire le « tour de l’île ». Maintenant que je l’écris, ça me fait sourire. Je vous explique. Dans la plupart des îles hautes (c’est-à-dire avec montagne et/ou relief, comme Tahiti, Moorea, Rurutu, Bora Bora, …), des prestataires touristiques proposent le « tour de l’île » comme activité. Il me semble qu’au début, l’Amoureux ne comprenait pas ce que c’était, et je ne comprenais pas qu’il comprenne pas 😅. Grosso modo, comme son nom l’indique, c’est une activité qui consiste à faire le tour de l’île en voiture (ou en bateau en fonction des îles et des prestataires) et de s’arrêter aux principaux points d’intérêt : spot photo, artisanat, etc.

Assis dans la benne du 4×4, ce qui n’est pas pour mettre à l’aise l’Amoureux, surtout dans les pentes, on arrive rapidement au premier spot : la « grotte de Mitterrand » (nommé comme cela pour la raison évidente d’une visite de Mitterrand lors de son mandat présidentiel). On lui préfèrera plutôt son nom originel de grotte Ana A’eo (ana = grotte ; sachant que vai = eau, vous devinez – enfin – ce que veut dire Vaiana 😉). Le 4×4 garé au bout d’un chemin cabossé, on marche à peine quelques dizaines de mètres avant de voir l’énorme trou noir se dresser devant nous, prêts à nous engloutir. Heureusement qu’une main de pierre se dresse pour le lui interdire.

J’en ai déjà vu plein, des grottes, en Polynésie, mais d’aussi grande, rarement. Ana A’eo est à la fois vraiment impressionnante, et très intimiste. C’est sûrement contradictoire, mais on s’y sent bien, et la végétation qui semble ne dévoiler l’entrée qu’à une poignée d’élu.e.s. Ce n’est qu’une impression hein ! Plus sérieusement, Viriamu nous a raconté l’histoire de Rurutu, celle de Hiro, de ses enfants dont Amaitarai (un aïeul de Viriamu), des Pōmare aux Australes, des épisodes peu glorieux dans l’Histoire de la France mais que personne ne connaît.

Viriamu TERUARII est un véritable livre ouvert sur l’histoire de Rurutu et de son peuple. Un livre écrit en rurutu (= langue des habitants de Rurutu) pour continuer l’analogie, donc il vaut mieux avoir quelqu’un qui parle au moins tahitien pour traduire. Ce n’était pas notre cas, et quelques informations sont sûrement passées à la trappe, oups.

Artisanat au village de Moerai

On continue notre chemin et on arrive au premier village : Moerai. L’île en compte 3 en tout. On fait une halte juste avant, sur un point de vue à flanc de falaise. A la saison des baleines, on peut en observer à vue d’oeil d’ici. Cet endroit ressemble à la côte est de Tahiti, entre Papeno’o et Faaone. Les éléments se déchaînent, à moins que les vagues essaient de nous saluer sans contrôler leur force. On est loin du cliché de carte postale, mais on est totalement dans une image sauvage des îles.

On descend ensuite sur Moerai. Début juillet, c’est le Tiurai. Traduit littéralement par « Juillet », c’est le mot qui désigne les festivités qui ont lieu ce mois-là. Fête foraine, spectacles de chants, de danses, artisanat : c’est un peu tout ça le Tiurai. Là, on va particulièrement voir les mama qui font de l’artisanat, en particulier de la vannerie. Assises par terre sur des nattes sûrement tressées par elles aussi, ces femmes confectionnent à longueur de journée des chapeaux et coiffes (la spécialité de Rurutu), mais aussi quelques paniers, portefeuille et autres accessoires. Si vous avez vu cet article sur Rimatara et celui-ci consacré à son artisanat, vous savez déjà que la vannerie est une activité essentielle aux îles Australes 🙂

Après un long moment passé avec les mama, on déjeune près du port du village. On commande steak frites et je ne sais quel autre plat habituel des roulottes, et Viriamu complète le repas par des fruits du jardin à profusion. Clairement, les Rurutu se dépensent beaucoup physiquement quand on voit les portions. L’Amoureux est moins étonné que les premiers jours en Polynésie, mais il a toujours du mal à finir sa part. Après cette pause et quelques photos d’hibiscus rouges, on repart.

Entre grottes et plages

Si Rurutu s’appelle « l’île aux grottes », ce n’est pas pour rien. Viriamu nous en montre une autre, qui donne cette fois directement sur la route. Enfin, elle est à peine dissimulée derrière quelques arbres quoi. Moins profonde que ana A’eo, elle mérite aussi le détour pour comprendre les spécificités géologiques de l’île. Alors que cette grotte se trouve à flanc de falaise et de récif frangeant, quelques centaines de mètres plus loin, une plage s’étend de tout son long. C’est peu après celle-ci que se cache « le dragon » il me semble. Cette grotte si célèbre de Rurutu sera à découvrir une prochaine fois pour nous ! Maintenant, on s’enfonce un peu dans l’île découvrir le côté « terre »…

Dans les champs de taro

Enfin, le 4×4 pénètre dans les entrailles de l’île. Tantôt bitumée, tantôt escarpée et cabossée, la route nous plonge dans le coeur sauvage de Rurutu. Alors que jusqu’à présent, les paysages oscillaient entre bleu, turquoise et anthracite, ils sont maintenant unanimement verts. Vert comme la vie, la nature bien vivante, bien vibrante. Le vert est une de mes couleurs préférées (avec le bleu), et j’avais vraiment l’impression d’être dans un rêve parmi ces champs.

Dépaysement.

Travail, ou plutôt fruit du travail.

Ce sont les mots qui me viennent en tête quand je repense à ces champs. Ici, nulle place pour la lassitude et le laisser-aller. Pour se nourrir et vivre, il faut produire des taro, ces tubercules à chair violette pour la plupart. Remplis de fluor, c’est l’aliment dont je ne fais que des excès, que je choisirais si je ne devais me nourrir que d’une chose jusqu’à la fin de mes jours. Vous connaissez sûrement si vous êtes déjà allé.e en Asie du sud-est ?

Deux hommes labourent une partie du champ. Ce travail sollicite chaque cellule de leurs muscles et ils ne se plaignent pas. Leurs visages traduisent l’épuisement physique, mais aussi une certaine forme de résilience et de fierté. Viriamu nous montre comment planter les taro, et invite l’Amoureux à essayer de manier les outils. Sans grande surprise, quand un corps n’est habitué ni à ce type d’effort intense, ni à ces gestes, il est difficile d’apprendre ça en 2 minutes.

Encore une inspiration, deux inspirations. Ça y est, le 4×4 redémarre et on continue. J’espère revenir un jour ici. Je m’y sens tellement bien.

Criques secrètes

Viriamu nous emmène au bord de la mer. « C’est chez un copain, on va sur la plage. »

Un cheval attaché dans le coin, sûrement à un cocotier, nous dévisage et s’approche. J’ai l’impression qu’il veut qu’on aille le voir, j’ai un peu de peine. On traverse des hautes herbes et on arrive sur la plage. Même si de base je devrais considérer ce genre d’endroit comme ma « référence » en tant que locale, j’ai l’impression d’être sur une crique en Albanie. Le monde à l’envers. Le mara’amu souffle fort et rafraîchit. Je prends quelques photos et on repart. Oui, vraiment, juillet n’est pas la bonne période pour avoir envie de tremper le petit doigt dans l’eau aux Australes !

Sur le chemin, on s’arrête à une autre plage. Littéralement les roues dans le sable cette fois. Une curiosité « géologique », soit 2 plateaux de corail créant un fossé entre eux où les vagues viennent s’engouffrer et créer un souffle, attire l’attention. Vous cherchez des belles plages de sable blanc préservées du tourisme de masse ? Vous avez trouvé votre bonheur !

Points de vue sur Avera

Notre tour de l’île nous conduit au village d’Avera. Niché au pied de pitons rocheux – ou je ne sais pas on appelle les énormes rochers comme sur la 2ème photo –, le village est également au creux d’une baie. Vue de haut, un cordon ombilical bleu turquoise le relie à l’océan. Pendant que les nuages font la loi des ombres et lumières, Viriamu nous conduit en 4×4 sur le ponton du port. J’avais jamais été sur un ponton en voiture, et même si la structure est assez large et habituée à des poids bien plus lourds, je n’étais pas à l’aise à l’idée d’être dans une boite en ferraille au-dessus de l’eau.

On rentre enfin, en s’arrêtant une dernière fois sur les hauteurs d’Avera.

C’est la fin d’une journée bien remplie. La soirée se déroule simplement entre lecture – la bibliothèque de la pension Teautamatea est une mine d’or pour qui veut se renseigner sur l’histoire et les traditions polynésiennes –, repas copieux et délicieux, et jeux de société.

Randonnée sur les crêtes de Rurutu : à la conquête du mont Manureva

Pour notre 2ème et dernier jour à Rurutu (oui c’est très court, mais promis on reviendra une prochaine fois), on a choisi de faire une randonnée sur les crêtes de Rurutu, du côté du mont Manureva, le plus haut point de l’île qui culmine à 398m d’altitude. Viriamu nous dépose en voiture à l’embranchement entre la route traversière et la route des crêts. Un chemin est tracé par des roues de 4×4 mais on se demande comment des voitures arrivent à passer à certains endroits tellement c’est glissant et accidenté. On arrive dans une forêt de pins, ou « pinus » comme on dit en Polynésie, quand, sortis de nulle part, deux chevaux apparaissent. Une jument, chétive et attachée, et sa progéniture, libre de mouvement, qui nous barrent le chemin involontairement, mais qu’on hésite à contourner. Mais contourner par où ? Le chemin est bordé de fougères et hautes herbes, et on ne sait pas jusqu’où on peut s’éloigner et par où revenir sur le sentier. Le jeune cheval est très agité et a sûrement peur de nous. Il court à l’opposé et on remarque enfin un troisième cheval : le père. On arrive finalement à passer tout doucement mais sans encombre le « barrage » de la jument. De l’autre côté, le mâle est plus grand, plus en forme, et nous fixe inlassablement. J’avoue ne pas être mais alors pas du tout rassurée ! On réussit à passer sans geste brusque des deux côtés. Le jeune nous suite un peu, et fait mine de rien dès qu’on se retourne. Je n’avais encore jamais remarqué comme les chevaux sont expressifs !

Nouvelle « épreuve » : une ascension raide comme j’en ai rarement vues. Pas très longue mais avec un angle très aigu, elle aboutit à… des installations électriques ! Mon cerveau d’ingénieure et ex-responsable d’affaires se demande comment les techniciens font pour venir jusqu’ici avec tout leur matériel. Entre le marche (un pinus barrait la route à un endroit donc il faut tout porter), les chevaux et cette pente sans corde, j’éprouve vraiment le plus profond respect pour ceux que le travail amène jusqu’ici ! Pas de corde donc, mais un énorme câble électrique permet aux moins aguerris et à ceux qui ont le vertige d’arriver en haut. Niveau sécurité on repassera, mais ça fonctionne. En haut, la vue est imprenable sur toute l’île, en particulier le village et la baie d’Avera. De l’autre côté, le soleil empêche de prendre des photos non cramées. Le mara’amu souffle toujours bien fort et la suite du chemin est recouverte de mauvaises herbes. Il est difficile de continuer plus loin donc on fait demi-tour pour continuer notre chemin sur les crêtes vers le sud. On revient donc sur nos pas, on arrive jusqu’au point de départ, là où Viriamu nous a déposés, et on continue de l’autre côté. On se rapproche donc du village d’Avera, où on finira par descendre pour terminer cette matinée.

La plus longue course de chevaux de Polynésie sur la plage

Ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’on s’est un peu dépêchés pour arriver à Avera pour midi. Viriamu nous avais informés qu’il y aurait un événement très important pour les Rurutu et qui n’a lieu qu’une fois par an : la plus longue course de chevaux de Polynésie sur la plage.
En arrivant, on voit du monde qui attend à la plage, et des cavaliers qui arrivent. Sans selle, ils ont la tenue typiques des événements traditionnels et sportifs : un pareo noué autour de la taille et attaché pour ne pas gêner, et une couronne végétale sur la tête. Ils ne sont que 3 à courir ce jour, dont un jeune sur un très jeune cheval, et arborant l’indétrônable trio short/t-shirt/savates (les savates étant des tongs, mais on dit « savates » en Polynésie). Ils arrivent tous les 3 sur le départ de la plage, quelqu’un parle au micro mais en rurutu donc je ne comprends rien. D’un coup, alors que les 3 coureurs sont approximativement arrivés sur la ligne de départ, la course est lancée. Je n’ai pas du tout compris ce moment-là, c’était impressionnant. En quelques secondes, ils n’étaient plus que des grains de poussière au loin, et moins de 3min après, ils étaient de retour. Le premier était bien loin devant les deux autres. Victoire incontestée pour lui, après des années de victoires de Viriamu qui, ce jour-là, n’a pas couru mais a prêté main forte à l’assocation équestre de Rurutu pour faire une vente de plats sur l’événement.

Chose aussi étonnante que le départ de cette course, qu’on aurait manquée à 5min près : les gens sont repartis aussi vite que la course a débuté. A peine terminée, tout le monde est reparti vaquer à ses occupations. Comme quoi, le quotidien des îles est vraiment sans prise de tête. On vient, on encourage, puis on repart. De notre côté, une fois la course terminée, on commande donc des plats aux roulottes installées pour l’occasion, on mange sur une table de la plage (très mauvaise idée quand il y a beaucoup de chiens errants dans les environs qui nous fixent et guettent le moindre de nos mouvements), et on attend que Viriamu nous ramène en voiture à la pension.

L’heure du retour

On rentre à Tahiti bientôt. Je prends le temps de faire voler un peu mon drone, histoire de, mais le mara’amu n’aime pas trop cet objet volant non identifié donc je n’insiste pas trop. Viriamu ne tarde pas à nous conduire à l’aéroport, où il nous couronne de magnifiques colliers de fleurs aux couleurs des Australes. Vous ne pouvez pas les sentir, mais ces colliers sentent incroyablement bons et embaument l’avion car TOUT LE MONDE en a. D’ailleurs, en attendant de monter dans l’avion, l’Amoureux et moi faisons un tour au centre artisanal de l’aéroport. J’achète un panier tressé et on prend des sous-verres, avant de patienter sagement dans cet aéroport que l’Amoureux compare assez justement à un arrêt de bus. Un gros arrêt de bus.

Voyager à Rurutu : Infos pratiques

Aller à Rurutu

Comme pour Rimatara, Tubuai et Raivavae (d’autres îles des Australes), il n’y a que 2 manières d’aller à Rurutu : en avion à bord d’Air Tahiti, ou en bateau sur Tuha’a Pae lors d’une étape d’une croisière de plusieurs jours dans tout l’archipel des Australes (calendrier des croisières).

Il y a des vols 4 fois par semaine entre Tahiti et Rurutu (consultez le planning des vols d’Air Tahiti). Vous pouvez combiner Rurutu et une ou plusieurs autres îles des Australes avec un Pass Australes chez Air Tahiti. Le tarif des pass est invariable suivant les îles choisies (et pour un même nombre d’îles s’entend).

Quand aller à Rurutu ?

Comme je l’ai expliqué dans l’article de Rimatara, je suggère venir plutôt entre décembre et mars. Pensez à lire mon guide pratique sur la Polynésie pour comprendre les saisons dans l’hémisphère sud, et organiser votre séjour en Polynésie !

Où dormir à Rurutu ?

L’offre d’hébergement de Rurutu est l’une des plus fournies des Australes. Vous pouvez entre plusieurs pensions de famille et chambres d’hôtes : Teautamatea évidemment, que je recommande chaudement pour son couple de propriétaires, Viriamu et Elin, mais aussi Vaitumu Village, Le Manotel, Vaitea Lodge.

Où manger à Rurutu ?

Dans les villages, il y a des snacks et roulottes. Vous y trouverez de quoi manger steak / poisson / poulet frites, hamburgers, casse-croûtes (équivalent des sandwich en France) etc. Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus « healthy », mais après quelques jours en Polynésie, vous comprendrez vite que c’est tout un art de vivre ! Pour le dîner, on mangeait super bien à la pension Teautamatea. Je pense que vous pourrez dîner également partout où vous serez logé.e.s.

Comment se déplacer sur Rurutu ?

Rurutu fait un peu plus de 30km de circonférence, avec pas mal de relief, que ce soit à l’intérieur de l’île ou sur la route de ceinture. La voiture est nécessaire, mais si vous faites des activités, pas de panique : les prestataires viennent toujours chercher les touristes dans leurs pensions (à part bien sûr si c’est la pension qui fait l’activité, encore moins d’inquiétude à avoir). Vous pouvez aussi demander auprès de votre hébergement ce qu’il propose pour vous déplacer, comme nous l’avons fait avec Viriamu qui nous a conduit à la rando, et ramené d’Avera après la course de chevaux.

À savoir

Je ne suis plus sûre qu’il y ait un distributeur de billet à Rurutu. Mais comme tout se paie en espèces, pensez à retirer de l’argent à Tahiti avant.

Comme pour Rimatara, l’aéroport de Rurutu est équipé du strict minimum, et le personnel est assez laxiste sur les affaires emportées en cabine. Vous pouvez donc ramener chapeau(x) et panier(s) tressés même si ça ne rentre pas dans les sacs.

Que faire à Rurutu ?

Voici une liste (non exhaustive) des choses à voir et à faire sur l’île de Rurutu :

  • Faire un tour de l’île avec un guide
  • Observer voire plonger avec les baleines à bosse (entre fin juillet et octobre normalement)
  • Visiter les grottes de l’île, dont la fameuse Ana A’eo (grotte de Mitterrand)
  • Partir à l’aventure pour voir la « grotte dragon »
  • Faire une randonnée sur les crêtes –> demander à votre pension de vous montrer une carte de l’île et le chemin
  • Visiter les champs de taro ou tarodières
  • Faire une balade à cheval avec un guide équestre agréé (comme Viriamu de la pension Teautamatea)
  • Voir le marae Ta’aroa (du nom du dieu pour lequel il a été érigé) à Vitaria derrière la pension Teautamatea, avec l’accord de son propriétaire Viriamu (oui, il revient souvent mais en même temps, c’est une personne importante de Rurutu)
  • Découvrir l’artisanat local : la vannerie et en particulier les chapeaux tressés
  • Acheter du café de Rurutu (en vente notamment à la pension Teautamatea)
  • Voir la plus longue courses de chevaux sur plage de Polynésie (1er vendredi de juillet, à midi sur la plage d’Avera)
  • Voir la tombe d’Eric Bishop au cimetière de Moerai
  • Se baigner sur l’une des nombreuses plages de l’île

Pour les activités et excursions avec un prestataire, renseignez-vous auprès des pensions.

Si vous aimez les îles encore sauvages et préservées, avec une identité et une culture forte, vous aimerez sûrement Rurutu. J’ai personnellement adoré cette île, et il est sûr et certain que j’y retournerai car je m’y sens bien et qu’elle a encore une grande part de mystère.