Porto, Portugal, Voyage

Une semaine au Portugal – Porto

Depuis des mois, sans savoir pourquoi, un blocage. Je ne sais pas écrire sur Porto, je ne sais pas montrer Porto. Les photos que j’en ai ramenées restent insipides. Pourtant, cette ville, je l’ai aimée, adorée. Et puis la semaine dernière, enfin, mes doigts semblaient enfin vouloir et savoir traiter ces images qui attendent depuis novembre d’être dépoussiérées.

Voici donc le dernier chapitre de mon carnet de voyge au Portugal en novembre, après vous avoir parlé de Lisbonne et de Sintra. Découvrez une Porto à deux visages, mélancolique un jour, puis ensoleillée le lendemain.

Après Lisbonne, direction Porto en train le jeudi 2 novembre, en milieu d’après-midi. Nous avions acheté les billets la veille, directement à la gare de Rossio, pour environ 30€/pers en tarif jeune.

Je ne sais plus si je raconte assez mes mésaventures de avec les trains (quoique sur Twitter vous devez être un peu au courant maintenant), mais le fait est que je suis une grande retardataire, et qu’il m’arrive très souvent voire toujours d’arriver juste à temps à quai lorsque je dois prendre le train. Et parfois, je joue trop avec le feu et je rate mon train d’une poignée de secondes. (Et ce n’est pas drôle du tout sur le coup, surtout avec le dos dégoulinant de sueur.) Cette fois, une fois le pied hors du métro, nous avons couru comme si nous avions le diable aux trousses et… nous avons attrapé notre train de justesse. A 10 secondes près (je n’exagère pas, croyez-moi), nous pouvions dire adieu à Porto.

Bref. J’ai passé quasiment tout le trajet en train le nez collé à la fenêtre, à observer les paysages portugais défiler sous mes yeux, quand les voisins bruyants ne me dérangeaient pas trop.

Arrivés à Porto, mission obtenir des tickets de métro pour rejoindre le centre et notre logement. Une fois les clés obtenues, nous nous sommes dirigés vers un restaurant quelque peu surprenant pour la destination : un resto… celtique ! Je ne suis jamais allée en Bretagne, mais je m’y serais presque cru, vrai de vrai. C’était franchement pas mauvais, et les gens qui tiennent le restos avaient l’air de passionnés de tout l’univers des légendes celtiques, c’était très amusant et nous avions bien mangé.

La soirée a naturellement continué dans les rues de Porto. Direction les bords du Douro, le fleuve qui traverse la ville et que le fameux pont Dom Luis I enjambe. D’ailleurs, ne vous rappelle-t-il pas une certaine Dame de Fer ? Ce n’est pas étonnant, il a été conçu par Gustave Eiffel lui-même 😉

Porto est paisible de nuit, et on s’est même fait une petite amie féline câline toute noire, tout proche du pont, sur une falaise. De quoi nous faire aimer Porto instantanément !

Jour de pluie, mélancolie

Vendredi matin. Le ciel est couvert. On ne regrette pas la grasse mat’ qu’on s’est accordée. On n’est pas du matin on va pas se mentir. Première chose à découvrir à Porto : les azulejos bleus qui ornent les murs de nombre de bâtiments, surtout de vieilles églises. Ca tombe bien, la fameuse Igreja do Carmo n’est pas si loin que ça (« pas si loin » = moins de 2km à pied haha), et le marché de Bolhao est juste à côté. Je prends énormément plaisir à prendre les passants devant ces murs bleus et blancs. Ceux qui passent, ceux qui s’arrêtent. Ceux qui sont seuls, ceux qui sont en famille. Ceux qui attendent au feu rouge, ceux qui cherchent leur direction. Et puis, un photographe, vieux et anglophone, avec le même boîtier d’appareil photo que moi, prend des photos de l’avant de l’église en pose longue pour n’avoir aucune personne visible sur ses photos. Malin.

Le marché est à cette période en grande partie en rénovation. Nous pouvons quand même nous égarer dans ses dédales et croiser des commerçants qui semblent quelque peu lassés de croiser des touristes qui n’achètent pas (nous en faisons partie malheureusement, l’unique bagage cabine ne suffisant pas à ramener des souvenirs…) ou par la vie. Ou par les travaux qui représentent une manne financière en moins pour eux.

Notre « chasse » aux azulejos se poursuit plus loin. En descendant doucement vers le Douro, le fleuve qui traverse Porto, nous arrivons à l’immense et longue Praça da Liberdade avant d’arriver à la gare de Sao Bento. C’est sûrement le lieu le plus connu de Porto pour admirer ces fameux carreaux de céramique. L’art, l’histoire et les transports se confondent si bien ici. Il faudrait d’ailleurs pousser les villes à faire des gares toutes plus belles les unes que les autres, pour que les gens aient envie de prendre le train plutôt que l’avion quand cela est possible !

Pour pas changer, nous avons mangé… un burger ! Vous commencez à me connaître à force, je mange toujours un burger dans les villes que je visite. C’est même pas forcément fait exprès ! Cette fois, c’est chez DeGema Hamburgueria Artesanal que nous avons déjeuné. Leurs burgers étaient bons mais sans plus.

La pluie commence à tomber, mais nous décidons quand même de marcher dans les rues. Nous nous dirigeons doucement vers les Jardins do Palácio de Cristal, en passant par la fameuse Torre dos Clérigos (Tour des Clercs) ou l’un des plus hauts points de vue de la ville, et les rues remplies de street art. On est obligés de faire une pause de quelques dizaines de minutes à l’abri d’un hôpital en chemin, et aussi étrange que cela puisse paraître, je trouvais ça très apaisant de regarder la pluie tomber. Et très drôle de regarder les gens courir sous la pluie (désolée). Les jardins du Palais de Cristal offrent une chouette balade et de belles vues sur le Douro, bien que ça ne se voie pas forcément sur les rares photos que j’en ai ramenées.

But ultime de toute cette marche : la Casa da Música, une visite incontournable de Porto, encore plus lorsqu’on est musicien. L’Amoureux a préféré prendre un goûter à la cafétéria et m’attendre pendant la visite, qui a duré environ 1h. Nous avons eu de nombreuses explications sur la conception de l’édifice (qui a un aspect futuriste de l’intérieur comme de l’extérieur), sur l’acoustique des salles, etc. J’ai trouvé la visite vraiment passionnante, tout comme les vues qu’offrent les larges baies, en particulier sur l’esplanade et les passants. Absolument à faire à Porto !

Et puis si vous avez un creux, la cafet n’est pas trop chère, et il y a le Mercado bom sucesso à proximité. Nous y avons mangé ensuite, pour le dîner, et avons goûté au fameux cochon de lait. Servi dans un petit pain, il ne faut pas grand chose d’autre pour être calé !

Mercado bom sucesso

Jour de soleil, Porto s’éveille

Samedi matin, dernier réveil au Portugal. Le soleil brille haut dans le ciel ce jour-là. On hésite entre profiter du soleil ou paniquer parce que notre hôte ne répond pas et on ne sait pas comment lui rendre les clés. On opte finalement pour un brunch à Mesa 325, excellente surprise à proximité de notre appart.

Toujours sans nouvelles du proprio, on ne se risque pas à aller trop loin (vous me direz, ça va avec Porto on ne risque pas grand chose comparé à d’autres villes !). On décide de faire un tour sur le pont Dom-Luís I, et autant vous dire que la vue est vraiment superbe surtout par un ciel dégagé comme celui qu’on a eu. On prend notre temps, on imprime les couleurs bien fort dans notre mémoire, et puis enfin on reçoit un message du propriétaire et on rentre. J’achète rapidement quelques cartes postales sur le chemin.

Les affaires rapidement déposées dans un locker de la station de métro Trindade de mémoire, on retourne vers le Douro, en passant par la Place de la Liberté. On visite l’Eglise des Clercs et sa fameuse tour. L’église est magnifique, quoique un peu chargée et trop d’or vêtue. C’est amusant de pouvoir monter à la tour tout en évoluant entre les niveaux de l’église, ce qui permettait chaque étage supplémentaire de surplomber toujours plus les bancs. Une fois arrivés en haut, la tour permet d’avoir une vue sur tout Porto, et au coucher du soleil, la lumière est vraiment douce. J’avais l’impression que Porto me murmurait un tendre « A bientôt » dans ce bain de lumière dorée.

Dernière balade dans Porto, on retourne dans le vieux quartier, la Ribeira, où nous étions le premier soir. Les rues sont presque vides, calmes, avec quelques habitants farouches et de nombreux petits chats très méfiants et pas toujours très propres. J’ai l’espoir de revoir ma petite boule de poil noire rencontrée 2 jours plus tôt. Et bingo, elle était toujours là ! Toute douce et câline, elle a forcément quelqu’un pour veiller sur elle. Tant mieux, cette petite attendait une portée.

On revient ensuite vers la Place de la Liberté et on mange au McDonald’s (non ce n’est pas un placement de produits, et oui c’est pas bien de manger McDo). Je sais que cette chaîne ne fait pas l’unanimité, et nous y allons que dans les cas d’urgence, comme ici. Mais vraiment, ce McDo vaut le coup d’oeil, la déco d’époque du bâtiment est remarquable !

Enfin, on récupère nos affaires au locker, on prend le métro E en direction de l’aéroport, je poste mes cartes postales, on a une légère frayeur avec une coupure d’électricité à l’aéroport, et puis finalement on monte dans l’avion. Quelques perturbations ont animées le trajet (et c’est pas pour plaire à l’Amoureux), et la pluie nous a fraîchement accueillie à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, où nous avons finalement pu prendre une navette 1h plus tôt que prévu pour rentrer à Grenoble !

Je ne pensais vraiment pas faire un article aussi long. Le voyage remontant à plusieurs mois, les souvenirs étaient très diffus mais sont rapidement revenus avec les photos et au fur et à mesure de l’écriture. Bravo donc si vous avez été assidus et êtes arrivés jusqu’ici !

Pour clore ce carnet de voyage au Portugal (qui sera tout de même suivi par des articles cityguides), nous avons vraiment aimé Porto ainsi que Sintra et projetons de revenir au Portugal explorer à nouveau Sintra, la vallée du Douro, ainsi que d’autres régions telles que l’Algarve.

Et vous, dans quel pays d’Europe vous pourriez aller encore et encore ? 🙂

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