Lisbonne, Portugal, Voyage

Une semaine au Portugal – Lisbonne

Hello les rêveurs et les voyageurs ! Le mois dernier, fin octobre/début novembre, j’ai passé une petite semaine au Portugal. Vous étiez d’ailleurs nombreux à me suivre en stories sur Instagram, et je vous en remercie car c’est vraiment un plaisir de partager ça avec vous 😊. Aujourd’hui, je commence enfin à vous raconter mon séjour en commençant par (logiquement) la première étape : Lisbonne !

Mon impression sur Lisbonne

Ca peut paraître assez incongru, mais  j’aimerais vous donner mon avis, mon impression sur cette ville adorée de nombreux voyageurs et Français, avant de vous raconter notre étape à Lisbonne.

Une des raisons pour lesquelles je ne vous parle de ce voyage que maintenant, c’est d’une part parce que j’avais beaucoup de boulot ces dernières semaines, mais également et surtout parce que je ne savais pas quoi penser de ce séjour. Il fallait que je laisse décanter pour avoir les idées claires, et ne pas laisser ce « flou » me perturber pour traiter mes photos, que je ne trouvais vraiment mais alors vraiment pas jolies.

Il faut savoir que lorsque je traite mes photos, je le fais « à la motivation » si je n’ai pas d’obligation. Pour mes voyages, j’attends donc le moment où j’ai vraiment envie de m’en occuper pour le faire (et ça met plus ou moins de temps en fonction de l’engouement que j’ai pour le sujet des photos) sinon je risque de ne pas être satisfaite du travail par manque de recul. Pour les photos de Lisbonne, ce moment est arrivé en début de semaine. J’ai enfin compris à nouveau pourquoi j’avais pris telle ou telle photo et ai réussi à redécouvrir ce qui m’a plu dans cette ville.

Parce que contrairement à beaucoup de voyageurs, j’ai été un peu… déçue ? Lisbonne est une très belle ville, je ne le nie pas. Proche de l’océan, ensoleillée,  colorée, avec une douceur de vivre très agréable, elle plaît par bien des aspects. Cependant, j’ai l’impression qu’elle s’est développée trop vite touristiquement parlant. J’y ai croisé plus de touristes (à 90% Français) que de locaux, les touristes ne font même plus l’effort d’essayer de parler anglais mais uniquement français puis s’étonnent qu’on leur réponde en français, et surtout, l’agacement de la population locale se fait bien sentir. On voyait souvent des locaux discuter sur le pas de leur porte d’immeuble ou d’échoppe se taire lorsqu’on passait devant ou parfois lancer quelques mots qui n’avaient pas l’air très amicaux, ils nous observaient depuis leurs fenêtres, et surtout, il y avait de nombreux tags sur les murs de la ville qui dénonçaient le « mass tourism » et en particulier le développement d’Airbnb qui tue les professionnels du tourisme, et chasse les locaux en dehors des murs de la ville à cause de l’inflation immobilière.

Alors évidemment, avec nos petits moyens, aujourd’hui on participe plus à ce mass tourism qu’on  ne voudrait, car nous aimerions voyager de manière responsable. Et ça nous fait mal au coeur. Mal de savoir qu’on n’est pas les bienvenus, mais surtout mal de savoir que la ville est littéralement victime de son succès et que la population s’en trouve lésée. C’est un constat que j’ai découvert la veille de notre départ, en lisant des blogs de Lisboètes et d’associations d’habitants qui luttent contre ce mass tourism, et je vous en parle pour que vous le sachiez aussi.

Même si pour l’instant nous ne voyageons qu’en France ou dans des « grandes » villes européennes, nous aimons quand même ressentir l’ambiance et l’esprit des lieux. Nous n’avons pas réussi à Lisbonne, qui nous a paru donc moins charmante que Porto par exemple. Je m’y attendais en lisant des témoignages, et c’est pourquoi j’avais commandé plusieurs jours avant le départ le guide Trips and Tips qui malheureusement est arrivé après notre départ (merci la Poste de Grenoble…). Ce guide est axé « hors des sentiers battus » et « proche des locaux ». Je suis convaincue qu’il nous aurait aidé à mieux apprécier notre étape à Lisbonne, et je n’exclus pas d’y retourner avec pour voir si mon impression de Lisbonne persiste !

Voilà, maintenant vous le savez, Lisbonne n’est pas un coup de coeur pour l’instant, mais ce n’est pas le cas de toutes nos étapes ne vous inquiétez pas, et c’est d’ailleurs pour ça (et parce que j’ai pris plein de photos qui ne sont pas là pour traîner sur une carte SD !) que je vous raconte quand même notre voyage, avec des photos qui j’espère permettront de nuancer un peu ce long avis plutôt négatif ^^

Lundi

Comme souvent, le réveil sonne bien trop tôt. 3h cette fois-là. La motivation nous tire du lit presque immédiatement. Cinq heures plus tard, à travers le hublot, l’océan est une vaste masse bleue qui se confond avec le ciel. L’avion amorce un virage et enfin, le soleil se dévoile. Un petit point, puis une ligne lumineuse donnent naissance à un arc de cercle, une portion de disque solaire. Nous atterrissons à 7h (heure locale) à Lisbonne, avec le soleil naissant dont les rayons nous caressent chaleureusement les joues. Le séjour s’annonce bien.

Nous rejoignons très rapidement le centre en métro, puis notre Airbnb après 123 marches consécutives. Deuxième réveil rude pour les gambettes. Notre hôte nous conseille de profiter de l’heure matinale, 8h30, pour prendre le tram 28 dont le départ se fait juste au pied de l’immeuble (modulo 123 marches). Ce tram est LE tram de touristes de Lisbonne, car il fait le tour de la ville et passe près des principaux points d’intérêt de la ville. Il est toujours bondé donc il vaut mieux le prendre au début de la ligne, à Martim Moniz tôt le matin, ou bien opter pour le tram 14 qui emprunte une partie de son parcours.
Ce trajet nous a permis de prendre un peu la température de la ville et la parcourir. Le tram a un système d’accélération et de freinage d’époque : un simple levier qu’on tourne vers la gauche ou vers la droite, c’est tout. Pas de pédale ni de levier de vitesse. Dans les pentes, c’est assez surprenant comme c’est puissant ! A la fin du trajet, le conducteur chasse tous les touristes du tram — et je n’exagère pas — pour avancer de 3 mètres et prendre les passagers suivants pour faire le parcours dans le sens inverse. Dociles, on écoute, on descend, on avance, on remonte. La faim commence à se faire sentir, et nous nous dirigeons vers notre premier salon de thé pour découvrir les pastéis de nata, des genres de petits gâteaux/flans typiques. En tout cas, difficile d’en douter en voyant toutes les personnes qui m’en ont parlé sur Instagram ! 😂

Nous nous laissons tranquillement aller vers la Praça do Comércio, une immense place donnant sur le Tage et entourée de façades jaune poussin. Je suis restée de longues minutes près du Tage, à inonder mes poumons d’air marin. Il faut dire que même si je préfère la montagne, l’air marin me revigore. Nous avons ensuite remonté les rues vers la fameuse boutique de conserves de Lisbonne, la Conserveira de Lisboa, où n’avons rien acheté car les conserves sont interdites en bagage cabine, puis vers l’église , avant de flâner par ci par là jusqu’au déjeuner. Le petit resto italien La Bottega Piadina est parfait pour manger sur le pouce, et si vous ne connaissez pas les piadinas, des sortes de fajitas italiennes, c’est une bonne façon de les découvrir. Enfin, à peine à quelques dizaines de mètres du resto, le miradouro Santa Catarina (un point de vue) nous a permis d’admirer Lisbonne avec une vue sur le Tage et l’océan.

Nous sommes ensuite rentrés à notre logement pour faire une (grosse) sieste pour compenser le réveil très matinal, avons profité du magnifique coucher du soleil depuis le balcon, avons flâné dans les rues de l’Alfama de nuit et avons dîné dans le meilleur restaurant de notre séjour : le Petisqueira Conqvistador. Je ne vous en dis pas plus car je vous en parlerai dans un autre article ! 😉

Mardi

Le soleil avait-il décidé de nous accompagner toute la semaine ? C’est bien ce qu’il nous semblait encore en ce mardi matin, où il nous attendait derrière les rideaux. Après un rapide petit-déjeuner au mercado da Figueira conseillé par notre hôte (menu à 2€), nous avons choisi de nous éloigner du centre et d’aller vers Bélem pour voir la Torre (tour) de Bélem, visiter le Mosteiro dos Jeronimos (monastères des Hiéronymites) et manger à la LX Factory au retour. Comme la veille, nous avons pris un tram au début de la ligne et avons par chance eu de places assises, et je peux vous dire que tous ceux qui étaient debout à côté de nous nous enviaient. Pour l’anecdote, se faire voler un portefeuille dans un tram bondé est vite arrivé, et lors de ce trajet, le tram a été arrêté par des policiers qui cherchaient les propriétaires de deux portefeuilles trouvés sur un voleur qu’ils venaient d’arrêter. J’ai eu envie de dire « Lisbonne je t’aime » à ce moment-là, parce qu’à Paris si quelqu’un glisse ses mains dans vos poches, vous pouvez être sûrs que personne va réagir et de ne pas retrouver vos affaires #histoirevécue 😓.

J’ai oublié de vous dire une chose : nous sommes partis tard ce matin-là. C’est donc complètement de notre faute si une fois arrivés à Bélem il y avait du monde. Comme il était presque midi déjà et que nous ne voulions pas déjeuner trop tard, nous avons juste admiré le Mosteiro de l’extérieur plutôt que fait la queue pour le visiter en vitesse. Nous nous sommes dirigés vers le Tage et avons découvert le Padrão dos Descobrimentos, un monument en hommage à Henri l’explorateur, avec en arrière-plan le fameux Pont du 25 Avril qui de loin fait penser à San Francisco. Nous poursuivons vers la tour de Bélem. Une promenade au souvenir bleu et épuré, pendant laquelle la présence d’un vieux pêcheur, presque invisible au milieu du flux de touristes, a eu le don de figer le temps. Jusqu’à ce que ce bourdonnement nous tire de notre douce balade, celui de centaines de voix s’élevant, celles des touristes attendant pour visiter la tour de Bélem. Trop petite et désapprouvée par les Lisboètes, elle ne nous attire pas mais on s’amuse à prendre les « photos de touristes » en prenant la pose devant.

Nos estomacs nous rappellent à l’ordre. Eh oh, il est 13h. Le tram en revanche ne les entend pas et n’est pas pressé de nous récupérer à l’arrêt. Il nous dépose à la LX Factory, une grande friche industrielle remise au goût du jour : branchée, rendez-vous des créateurs, foodies et amateurs de street art. La LX Factory me fait beaucoup penser à l’Espace Darwin à Bordeaux, le skate park en moins. Il est certain que vous y trouverez un endroit où manger si vous y allez, mais en grande têtue que je suis, j’ai préféré qu’on aille manger au Mercado da Ribeira (ou Time Out Market), alors qu’il était déjà 14h. Une partie d’un énorme marché où vous avez le choix entre plusieurs restaurants tous différents, et où tout le monde mange sur les tables disposées au centre. Le lieu est lui aussi branché et fréquenté presque exclusivement par des étrangers car les prix y sont assez élevés pour Lisbonne (et même pour des Français). J’en ai donc un avis mitigé car les plats étaient bons, mais chers. Petit point positif : l’espace boutique avec des objets typiques et de petits créateurs locaux. Les prix y étaient plus raisonnables.

Nous sommes ensuite allés à la gare de Rossio acheter des billets de train pour Sintra et Porto. J’en parlerai dans mon prochain cityguide sur Lisbonne / Porto, mais il est tout aussi facile de se déplacer en train au Portugal qu’en France. C’est une chose à garder en tête si vous ne souhaitez pas trop prendre l’avion ou louer une voiture par exemple.

Mercredi – Sintra

Le mercredi matin, les nuages sont de la partie donc on s’enfuit direction Sintra ! Enfin, on pensait fuir les nuages, mais ils nous attendaient bien comme il faut là-bas haha. Cependant on a passé une super journée, mais elle fera l’objet d’un article à part pour vous montrer toutes les photos ! 😉

Je peux cependant vous dire qu’on a visité les classiques Château des Maures et Palais de Pena, et que nous n’avons pas eu le temps de voir le Quinta da Regaleira, pourtant dans notre programme.

Jeudi

Le jeudi, nous passerons nos dernières heures à Lisbonne à courir entre les gouttes de pluie, ou presque. Après avoir bouclé nos sacs et attendu une accalmie, nous avons été visiter le Couvent des Carmes, une église dont le toit s’est effondré pendant le tremblement de terre de 1755. C’est un monument assez insolite donc, mais que j’ai adoré. J’ai beau être chrétienne, je reproche souvent aux églises / cathédrales / basiliques européennes d’être sombres alors que pour moi, Dieu (quel qu’il soit, on met la religion de côté) est lumière. Je n’ai donc jamais compris pourquoi on restait dans des lieux sombres. Heureusement, en Polynésie, grâce à notre climat tropical, on a pu se permettre de construire des édifices plus aérés et clairs, et donc plus lumineux. Ici, on peut dire que j’ai été servie en terme de luminosité, et qu’est-ce que ça change ! Et ces arches, quelle beauté. Nous avons ensuite visité le musée archéologique à l’arrière, où, j’avoue, j’ai fait plein de « snaps musée » pour mes amis (des snaps sur des objets que je détourne en genre de meme, de situations rigolotes).

Enfin, toujours en courant entre les gouttes (si vous avez vu mes stories de ce jour, vous vous souvenez peut-être du déluge), nous avons été dans un restaurant de burger avant de rentrer récupérer nos affaires et quitter la ville pour Porto.

PS : dans les photos, il y a le fameux ascenseur de Santa Justa, et une porte du quartier de l’Alfama où nous logions.

En route pour Porto.

Si vous connaissez Lisbonne, vous aurez sûrement remarqué qu’il manque nombre d’incontournables en photo et dans nos visites. Vous trouverez ça sûrement radin et/ou ridicule, mais nous n’avons pas souhaité perdre 3/4 de notre séjour à relier un monument à un autre et à faire la queue, ni payer car les visites étaient assez chères on trouvait, et on ne voulait pas prendre la Lisboa City Card et faire un marathon pour en profiter.

Ce qu’on aime, c’est prendre le temps, s’arrêter, avancer, prendre cette rue vide plutôt que la rue bondée, prendre des photos, observer les gens, les rues, les murs, les détails, ou encore ces petites vagues qui reflètent ce trop plein de soleil. Alors oui, vous vous direz sûrement qu’il manque quand même le quartier de l’Alfama dans mes photos, quartier qui se visite exactement comme ça. Mais cette fois, j’ai préféré me remplir les yeux de souvenirs et les garder pour moi. Si un jour ces souvenirs s’estompent trop, je reviendrai, et peut-être que je vous montrerai alors. Après tout, Lisbonne est très accessible depuis la France.

C’est comme ça que l’Amoureux et moi apprécions nos visites urbaines, et c’est ce bonheur que j’ai retrouvé dans mes photos 😌

Alors, que pensez-vous de Lisbonne ? Est-ce que vous êtes étonnés par ce que je vous ai raconté (en particulier ma petite déception) ?

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