Bouches-du-Rhône, Gard, Week-end

Premières impressions de Camargue

A notre retour du Luberon l’an dernier, je rêvais déjà de continuer à parcourir le Sud de la France, en particulier la Camargue qui évoquait pour moi la douceur et la nature à l’état sauvage. C’est donc toute heureuse et guillerette que je suis partie découvrir la Camargue et par la même occasion Montpellier lors d’un week-end de 4 jours fin avril, mais la météo a quelque peu limité les activités et balades possibles, et les images que j’ai pu en ramener sont donc en conséquence. Voici donc pour l’heure quelques impressions de Camargue, en attendant de pouvoir y retourner pour mieux découvrir la région.

Lorsque j’ai vu que j’avais un RTT imposé qui m’octroyait un week-end de 4 jours, ça a été rapide dans ma tête : j’ai tout de suite regardé des billets de train pour le Sud ! Depuis que nous sommes ensemble avec l’Amoureux, nous passons toujours un week-end dans le sud en cette période, et c’était donc l’occasion de perpétuer la tradition 😉 La grève SNCF ne nous en a pas empêché heureusement, et c’est donc avec joie que j’ai pris des billets pour Montpellier, ville que nous ne connaissions pas encore. Après quelques changements, nous allions donc passer une soirée et une journée dans la préfecture de l’Hérault avant de passer 3 jours en Camargue (Petite Camargue essentiellement).

Je ne vais cependant pas vous raconter notre week-end comme je le fais comme d’habitude, car la météo ne nous a pas été favorable. Par contre, je peux tout de même dire que j’ai passé un bon week-end et je vais vous expliquer pourquoi 🙂

Du repos à point nommé

Avant de partir en week-end dans le Sud, malgré mon embauche toute récente, j’ai eu quelques journées un peu difficiles au bureau, et j’avais donc bien besoin de repos. Une fois n’est pas coutume, nous n’avions pas spécialement planifié notre séjour. Nous avions juste prévu une journée à Montpellier le samedi, et le reste se ferait un peu comme bon nous semblerait (ok, nous avions réservé une voiture et un bungalow en camping, mais ça ne présageait rien d’extravagant). Cela a eu deux conséquences : nous n’étions pas très au fait des activités possibles dans la région — à part les salins, les balades à cheval et le parc ornithologique (oui, en fait on était un peu renseigné haha) — et donc notre niveau d’organisation était presque nul, mais au moins avec la pluie qui nous a empêché de faire quoi que ce soit la moitié du temps, nous n’étions pas frustré de ne pas suivre un programme éventuel.

Il a plu au moins 1,5 jour sur les 3, et nous ne nous sommes pas fait prier pour ne rien faire. Lire, dormir, regarder mes émissions préférées à la TV, regarder la pluie tomber : la Camargue a transformé comme par magie ce qui d’habitude ressemble à un week-end déprimant en région parisienne, en une agréable parenthèse. Pour preuve que j’ai bien récupéré des jours précédents ? Nous sommes rentrés à Paris à 00h30 et le lendemain, le réveil ne fut pas difficile et je n’étais pas dans un état végétatif au bureau 😉

Un écrin naturel

Une des choses qui me manque le plus à Paris ? « Le soleiiiil ! » me direz-vous peut-être, et c’est justifié. Mais surtout, c’est voir du vert à foison, entendre le bruit des oiseaux, voir des étoiles dans le ciel. La nature me manque. Il y a certes les parcs publics et les bouts de jardin de nos voisins d’en face, mais ça manque quand même cruellement la « vraie » nature. La Camargue a su me rassasier à ce niveau, ce n’est pas peu dire. Partout où nous allions, c’était à quel oiseau chanterait le mieux et le plus fort, les salins rivalisaient d’intensité de rose, les nuances de vert défilaient sous nos yeux lorsque nous tracions de longues lignes droites. D’ailleurs, les routes étaient un peu trop longues et trop droites à mon goût, et ça manquait de relief (montagnes, où êtes-vous ?), mais j’ai quand même vraiment apprécié découvrir cette région que l’on devine rapidement être un paradis pour les oiseaux, avant d’apprendre que c’est un important carrefour migratoire.

Sorties drone

Enfin, la partie la plus excitante du séjour, en dehors de la sortie à cheval que j’ai faite, c’était lorsque nous faisions voler mon nouveau drone ! Pour la petite histoire, l’Amoureux et moi faisions partie, jusqu’à notre déménagement à Paris, d’une association étudiante de photo et vidéo, et c’est dans ce cadre que nous avons piloté pour la première fois un drone (un DJI Mavic Pro). L’Amoureux s’en est pas mal servi et est plutôt à l’aise, tandis que j’y ai très peu touché. J’ai quand même décidé d’acheter un drone avant de rentrer en Polynésie en février, mais je n’étais clairement pas assez entraînée, et n’en ai donc pas vraiment profité.

Aller en Camargue, où les drones sont autorisés dans une grande partie, était donc l’occasion idéale pour vraiment prendre en main ce petit bijou. C’est surtout l’Amoureux qui l’a piloté, mais il a été très prévenant et a réussi à me redonner confiance en moi alors que je faisais voler presque un SMIC au-dessus de l’eau et qu’il faut faire gaffe aux rapaces pas très ravis qu’un inconnu morde sur leur territoire (vous comprenez pourquoi j’étais fébrile d’un coup ?).

Résultat : une demi-heure de vol au total (je vous ai dit qu’il a plu la moitié du séjour au moins non ?), mais heureusement de superbes plans ! J’en ai d’ailleurs fait une vidéo, à voir juste en-dessous. Les pros de la vidéo remarqueront qu’on doit s’équiper de filtres ND pour nos prochaines sorties, mais je suis déjà très satisfaite de cette première vidéo au drone, et j’espère qu’elle vous plaira 🙂

Ci-dessus : Aigues-Mortes et son salin

Malgré la pluie et les sorties en pointillé, j’ai apprécié ce séjour calme. Il y a eu quelques déconvenues (une sortie à cheval qui ne s’est pas très bien déroulée, des photos difficiles avec le temps capricieux, etc) mais je suis sûre d’une chose : ce n’est pas mon dernier séjour en Camargue !

Et vous, est-ce que vous connaissez cette belle région du sud de la France en dehors des stations balnéaires, complètement saturées l’été ? 🙂

PS : on a visité la Maison du Riz (très instructive) et sommes revenus avec plusieurs kilos de riz, et du sel et de la fleur de sel d’Aigues-Mortes !

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