Polynésie, Tahiti et ses îles, Voyage

Vacances à Huahine, l’île sauvage

Huahine est une île de Polynésie hors du commun. Surnommée « l’île sauvage » ou « l’authentique », elle assure dépaysement et repos. Récit de trois jours de vacances à Huahine.

Dernier week-end après la fin de mon stage et avant mon retour en France. Avec un jour férié, le lundi de l’Assomption, c’était l’occasion parfaite pour passer quelques temps dans les îles et se vider complètement l’esprit. D’ailleurs, il y avait justement une offre spéciale « long week-end » pour un hôtel à Huahine, donc comment résister ! Ni une ni deux, on réserve nos petites vacances entre soeurs ! Nous n’avons pas hésité longtemps, surtout avec la forte affluence ce week-end là, le dernier avant la rentrée de tous les scolaires en Polynésie. La plupart des destinations étaient complètes (Tikehau, Rangiroa, Fakarava, Maupiti, etc.).

 

Jour 1: Arrivée sous les nuages

Samedi matin, 5h45. On se réveille pour déjeuner et boucler nos affaires pour le vol prévu à 8h. Un peu en retard à l’aéroport par rapport l’heure conseillée pour l’enregistrement (1h30 avant le décollage), on en profite pour tester les nouvelles bornes d’enregistrement mises à disposition en parallèle de l’enregistrement traditionnel au guichet. Après quelques temps d’attente, on embarque à bord d’un des nouveaux appareils de la compagnie locale Air Tahiti, la seule à desservir les différentes îles de la Polynésie. Il fait beau, le vol est plutôt court (40 min) et un jus d’ananas gratuit est servi à bord.

Alors qu’on commence à apercevoir Huahine, on se rend également compte que le temps est plutôt nuageux. Une île où la nature est reine et le lagon bleu-vert, voici ce qui se cache sous cet écrin nuageux. A l’atterrissage, les touristes peuvent découvrir le charme des aéroports des îles polynésiennes : très petits et sans distinction aucune d’espace entre les guichets d’enregistrement, la salle d’embarquement et la zone d’arrivée.

A l’hôtel, le Maitai Lapita, nous sommes accueillies avec des colliers de fleurs très odorantes et du jus de fruits. Le bungalow n’étant pas encore prêt (le check-in se fait normalement à 14h), nous allons découvrir les alentours de l’hôtel. On découvre le restaurant de l’hôtel, le Omai, et son bar, le Oaoa. La plage est magnifique et s’étire jusqu’au village de Fare, le village principal de l’île, à quelques minutes à pied. Quel plaisir de s’y rendre les pieds dans l’eau ! On passe au supermarché pour acheter de quoi prendre deux petits-déjeuners. Un ponton délimite la plage de l’hôtel, également accessible aux personnes extérieures, et permet aux bateaux des excursions de récupérer et de déposer les touristes à la fin. Bon, il est vrai qu’il sert également beaucoup aux enfants pour faire quelques plongeons et aux touristes pour immortaliser les couchers de soleil ! On peut apercevoir deux autres îles depuis le ponton, Raiatea, l’île sacrée, et Taha’a, l’île vanille. Ces deux îles ont pour caractéristique de partager un seul et même lagon. Le soleil vient se cacher derrière Raiatea lorsqu’il se couche, offrant un spectacle magnifique en fin de journée, qu’on vient admirer après un après-midi de repos.

Le soir, dîner au restaurant de l’hôtel, le Omai, avec spectacle de danse polynésienne gratuit pour les clients de l’hôtel. C’est le groupe Tamarii Parea qui est venu animer la soirée, avec notamment une danse typique de Huahine, le ‘otea mau, une danse que je ne connaissais pas du tout mais que j’ai beaucoup aimé. C’était très festif. Comme dans la plupart des spectacles de danse dans les hôtels, quelques dîneurs ont été invités à danser sur scène. Je ne vous cache pas que j’essaie de me faire toute petite dans ces moments-là pour éviter qu’on m’invite ! Pendant tout le repas, deux lumières dans le ciel nous intriguaient. Trop lumineuses pour être des étoiles ou des planètes, elles étaient surtout très basses dans le ciel. Nous avons compris ce qu’elles étaient vraiment en prenant une photo : elles venaient des mâts des bateaux ! On s’est senties un peu bêtes sur le coup, mais ça nous a bien fait rire. J’ai également eu une nouvelle démonstration que mon boîtier d’appareil photo mérite d’être changé… Qu’importe, on passe un moment à observer les étoiles avant de rentrer au bungalow.

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Omai et Oaoa, le restaurant et le bar du Maitai Lapita Huahine

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L’intérieur de notre bungalow

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Les bungalows « côté lac » du Maitai Lapita Huahine

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Jour 2: Balade à cheval et farniente

Le lendemain matin, nous avons loué une voiture pour nous rendre à notre seule et unique excursion du week-end : une balade à cheval avec la Petite Ferme de Huahine. Cela faisait déjà un bon moment que je voulais faire cette balade. L’an dernier, il n’y avait malheureusement plus de place. J’ai donc réservé assez rapidement cette année, et par chance, nous avons pu enfin la faire ! Je vous expliquerai tout cela plus en détail dans un prochain article.

Après la balade qui s’est terminée aux alentours de midi, nous sommes rentrées puis avons déjeuné au restaurant du Yacht Club au village de Fare. On a ensuite repris la voiture en fin de journée pour se promener du côté sud de l’île, Huahine iti (la Petite Huahine) mais sommes finalement assez vite rentrées.


Jour 3: Promenade matinale et journée plage

Pour ce dernier jour, nous voulions absolument voir les anguilles sacrées de Faie, une commune à l’est de l’île, et retourner au motu de Maeva. Tiraillées entre prolonger la location de la voiture que nous devions rendre à 8h30 et se lever tôt, rendre la voiture à 8h30 et passer le reste de la journée à la plage, nous avons opté pour la deuxième solution car nous n’avions pas encore vraiment pris le temps de lézarder au soleil. C’est comme cela qu’à 6h30, nous étions déjà sur la route. La route fut très difficile, avec le soleil en pleine face. Heureusement que rouler à 30 km/h est courant voir normal à Huahine, surtout qu’à cette heure là, il y a déjà des enfants à vélo sur la route !

Nous arrivons à Faie. Un ancien panneau touristique nous indique que nous y sommes. Malgré un faible niveau d’eau de ce qui n’est pas vraiment une rivière, les anguilles sont nombreuses et très grosses par rapport à celles qu’on peut observer dans d’autres rivières. On peut ainsi apercevoir leurs grands yeux bleus. A cette heure là, 7h du matin, elles dormaient peut-être. En tout cas, elles bougeaient peu.

On reprend la route vers la Petite Ferme, sur le motu de Maeva, ou motu Patiti à en croire la vieille carte de Huahine. Nous voulions revoir la plage, très jolie mais proche de forts courants. Quelques chevaux mangeaient à proximité. On prend quelques photos, et on décide d’aller à l’autre bout du motu pour voir le site archéologique avec le marae Manunu. Sur la route, repérée la veille, une pancarte nous invite à découvrir une galerie. Curieuse, je change notre programme et fait demi-tour car nous avions déjà vu le marae l’an dernier. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me suis rendue compte que la galerie en question était celle d’une célèbre artiste ici, Melanie, dont nous avions acheté des reproductions au village à plusieurs reprises ! Mélanie était debout et nous a accueillies chaleureusement. Un prochain article détaillera cette rencontre.

Nous repartons, déçues de ne pouvoir rester plus longtemps, mais Armelle attendait sa voiture. On en profite d’être au village pour acheter un beignet au crabe et un pain au chocolat, avant de rentrer à l’hôtel pour ranger nos affaires. Sur le chemin, on passe devant l’église catholique de la Sainte Famille, où les croyants et pratiquants se rendent pour la messe de 9h en ce jour de l’Assomption.

Comme prévu, c’était journée plage ce dernier jour ! L’occasion de ressortir mon sac ananas Oliver Bonas acheté à Londres l’année dernière. A part un bref saut au village pour prendre quelques photos et acheter un pique-nique, nous avons passé la journée entre séance bronzage sous un ciel très dégagé, et des petites baignades pour découvrir la faune des environs ! Pendant mon passage au village, deux habitants m’ont expliqué que le nom Huahine (hine signifiant « femme ») vient de la forme des montagnes qu’on voit depuis le village. Selon le point de vue, on peut reconnaître une femme enceinte allongée. On distingue la tête, la poitrine et son ventre, mais à cause de nombreuses choses sur le quai qui venaient “polluer” la photo, je n’ai pas pu la prendre à l’endroit exact d’où on la voit le mieux.

Au terme de cette journée, nous sommes rentrées vers 18h, avec un avion en avance de 20min, toutes cramées (oui, nous avions oublié la crème solaire) et les yeux remplis d’étoiles.

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Les fameuses anguilles sacrées aux yeux bleus de Faie

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Un des chevaux de la Petite Ferme de Huahine

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L’artiste Melanie en plein travail de retouche

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L’entrée du village de Fare

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Les montagnes qui donnèrent son nom à l’île

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Huahine est ma destination préférée en Polynésie, ou parmi les îles de la Société tout du moins. Encore préservée du tourisme de masse et des hôtels 4 et 5 étoiles comme à Bora Bora, elle jouit de nombreuses jolies plages, en majorité accessibles à tous. Elle possède également un patrimoine archéologique très riche, avec ses nombreux marae, d’anciens lieux de culte polynésiens. Ses paysages et son lagon n’ont rien à envier à d’autres îles plus connues et ses habitants sont d’une gentillesse incroyable (tout le monde se dit « bonjour » avec un sourire). J’espère que vous aurez la chance d’y aller un jour pour le vérifier de vos propres yeux ! 🙂


Infos pratiques

Se rendre à Huahine

Air Tahiti, l’unique compagnie aérienne, propose des vols tous les jours. Huahine est la destination la  plus proche de Tahiti (via Air Tahiti) et donc la moins chère après Moorea, l’île soeur de Tahiti, accessible en bateau. C’est donc une destination idéale pour un séjour en Polynésie.

Pour les touristes étrangers, il est préférable de réserver via une agence de voyage car il est impossible de le faire autrement depuis l’étranger. Des circuits sont proposés et certains incluent l’île de Huahine.

 

Se loger

L’île de Huahine compte trois hôtels :

  • le Maitai Lapita*** : il est idéalement situé à 5 min à pied du village principal par la plage. Les bungalows sont construits autour d’un étang de nénuphars, un cadre atypique en Polynésie. Il jouit d’un restaurant qui donne sur une belle plage. Les bungalows sont très grands, mais n’accueillent que 2 personnes. Il existe cependant des bungalows communiquants, pratiques pour les familles. Les hôtels Maitai (Bora Bora, Huahine et Rangiroa) sont engagés dans la cause du développement durable et ont reçu la certification EarthCheck.
  • le Royal Huahine*** : également situé en bord de mer, c’est le seul établissement à proposer des bungalows sur pilotis.
  • le Relais Mahana*** : c’est l’hôtel situé le plus au sud de l’île, à Parea.

Vous débourserez quelques centaines d’euros par nuit dans les hôtels. Les restaurants proposent des repas assez coûteux mais excellents (je conseille fortement la papillote de poisson et de fe’i si vous dînez un soir au Omai, le restaurant du Maitai Lapita !).

Pour des hébergements plus économiques, optez pour les pensions de famille, un mode d’hébergement très répandu en Polynésie. Vous aurez ainsi le choix entre de nombreuses pensions, proposant bungalows ou chambres.

Pour ce qui est de logements encore moins coûteux tels que les Airbnb, les campings ou le couchsurfing, je ne suis pas du tout renseignée. Les touristes étrangers passent généralement par une agence de voyage à cause notamment de l’impossibilité de réserver les vols locaux autrement, et vont donc principalement à l’hôtel ou dans une pension de famille.

 

Se déplacer à Huahine

Pour faire le tour de l’île, vous avez le choix entre voiture et scooter.

Nous avons loué une voiture chez Armelle, au village de Fare. Assez souple dans les horaires, Location Armelle est également moins cher que les habituelles agences de location.

Voiture 8h ou 24h (Location Armelle) : 6900 FCP (environ 57,5€) + le plein d’essence (ou 1000 FCP si la voiture est rendue en dehors des heures d’ouverture des stations service)

Le vélo est idéal pour de courtes balades ou bien pour prendre son temps. Comptez 700 FCP (5,83€) pour 2h chez Location Armelle.

 

À faire…

  • le tour de l’île (par vos propres moyens ou en excursion 4×4)
  • une excursion tour de l’île en bateau, un classique dans nos îles (non testé à Huahine). Souvent au programme : snorkeling et ma’a tahiti (repas traditionnel polynésien) sur un motu les pieds dans l’eau. Les autres activités sont à la discrétion du prestataire. J’ai souvent lu des recommandations pour le tour de l’île en pirogue de Poetaina Tours
  • une randonnée sur les monts de Huahine (non testé) : il vaut mieux le faire avec un guide, même si c’est un peu cher, car les sentiers ne sont pas très bien balisés il me semble, mais les points de vue sont remarquables
  • une balade à cheval avec la Petite Ferme (testé et approuvé) : balades de 2h, à la demi-journée ou pour une journée entière, avec au minimum 2 personnes par balade. Réservation conseillée.
  • déguster un ma’a tahiti, le repas traditionnel polynésien, le dimanche midi au restaurant Chez Tara, à Parea, à côté du Relais Mahana (testé et approuvé). Réservation conseillée.

 

… et à voir

  • les sites archéologiques de Maeva et de Huahine iti (partie sud de l’île),
  • les anguilles sacrées de Faie,
  • le belvédère avec vue sur la baie de Maroe,
  • la ferme perlière de Peter Owen et son exposition de poterie,
  • la galerie ‘Umatatea de l’artiste peintre Melanie, au motu de Maeva,
  • une plantation de vanille.