Babillages

Babillages #23

Babillages #23 - Vai en vadrouille

Les Babillages sont de retour, et cette fois pour de bon ! Je vous explique en fin d’article pourquoi j’ai été relativement absente ces deux derniers mois, sur le blog et les réseaux sociaux, pourquoi je suis de retour pour de bon, et avant je vous montre ce que j’ai fait et découvert, comme d’habitude 🙂

Séries Netflix

Ces derniers temps, j’ai regardé pas mal de séries, et en plus j’ai oublié de vous en parlé de quelques unes dans les derniers Babillages ! Je répare ça illico, attention j’espère que vous avez un peu de temps devant vous !

Riverdale

Cette série assez connue maintenant, c’est un peu « je t’aime, moi non plus » depuis plusieurs mois. Riverdale est le nom d’une ville américaine dans laquelle se déroule l’histoire pas très banale de quelques lycéens dont la vie change lorsqu’on découvre le corps d’un des leurs une semaine après sa disparition. Bon ça, c’est la saison 1. Nous sommes maintenant à la saison 3, et les scénarii des saisons 2 et 3 ont largement fait oublier d’où la série a commencé on va dire 🙂

Pourquoi « je t’aime moi non plus ? » Parce que parfois, je trouve la série vraiment bien au sens où elle arrive à nous tenir en haleine, à créer des émotions (peur, colère, tristesse notamment), et à nous donner une envie irrépressible de voir l’épisode suivent. Et puis parfois c’est tout le contraire : le scénario est trop WTF (What The Fuck, comprendre « n’importe quoi »), je trouve qu’on veut trop faire dans le sensationnel et que les réalisateurs ont complètement oublié l’esprit et le scénario de la saison 1. Non pas qu’il faille rester scotché dans un seul scénario, bien sûr qu’il faut évoluer, mais là ça devient clairement n’importe quoi, et je désespère à chaque épisode.

Oui en fait on peut se demander pourquoi je parle de Riverdale dans mes Babillages finalement ? On dira tout simplement parce que ça fait encore partie de mon quotidien et que ça m’a accompagné ces derniers mois !

Plan cœur

Cette série est sortie en décembre 2018, et je fais partie des inombrables parisiens à l’avoir binge-watché dès sa sortie haha ! L’histoire se déroule à Paris, où vit Elsa, une trentenaire dont la vie amoureuse est en vrac. Tellement en vrac que ses amies décident de prendre les choses en main pour lui remonter le moral, et de payer un gars pour lui faire la cour… mais pas que.

J’ai beaucoup aimé regarder cette série car elle est drôle, légère, les personnages sont « atta-chiants » (parfois j’ai envie de leur donner des baffes et d’autres fois j’ai trop d’affection pour eux), et surtout, je pense qu’on s’identifie facilement à la série lorsqu’on vit à Paris et qu’on est encore « jeune » (sans vouloir offenser personne ^^).

Actuellement, il y a une saison de 8 épisodes de 25 à 30min chacun. Une série qui se regarde rapidement en somme, et est parfaite lorsqu’on ne veut pas faire grand chose d’autre que passer un bon moment devant une série.

Elite

Autre série que j’ai regardé en décembre : Elite. Une série espagnole de Netflix, qui se déroule dans un collège élitiste (vous comprenez mieux le titre) car tous ses étudiants sont issus de familles aisées. Et voici qu’arrivent 3 boursiers, qui vont ajouter leur grain de sel à ces rouages. A la sauce Netflix, ça donne : du sexe, beaucoup (je me souvenais pas que c’était comme ça au lycée ?), du sang (car quand même, l’histoire tourne autour du meurtre d’une lycéenne à élucider), des mensonges, des trahisons, des histoires d’amour.

La série est vraiment bien faite : les traits de caractère des personnages peuvent paraître un peu grossis parfois, mais pas tant que ça pour moi car je pourrais trouver des exemples de personnes réelles (que j’ai connues) correspondant à chaque personnage ; le suspense est bien là à la fin de chaque épisode ; le scénario est assez bien fait pour ne pas deviner dès le début de la série qui est le ou la coupable. Personnellement, je n’ai pas réussi à deviner avant le dernier épisode.

Enfin, dernier point, et c’est la raison qui m’a vraiment poussé et donné envie de regarder la série jusqu’à la fin : l’espagnol. J’ai regardé la série en VOSTFR. Je n’ai jamais étudié l’espagnol mais j’ai quelques facilités pour apprendre langue et regarder des séries/films dans une langue fait partie des méthodes grâce auxquelles j’assimile facilement et rapidement une langue. Entre Elite et la série suivante, je n’ai qu’une envie : apprendre l’espagnol pour de bon !

Las Chicas del Cable (Les Demoiselles du téléphone)

Ma série favorite en cette fin 2018/début 2019 est clairement Las Chicas del Cable (oui j’aime donner le nom original de la série ^^), une série espagnole de Netflix qui compte pour l’instant 3 saisons complètes de 8 épisodes chacune. Les « demoiselles du téléphone » sont les femmes qui, en Espagne dans la fin des années 20/début des années 30, s’occupaient des lignes téléphoniques. A l’époque, pour joindre une personne par téléphone, il fallait appeler un central qui, physiquement, connectaient les lignes des deux interlocuteurs. Seules les grandes compagnies et les familles riches et puissantes avaient les moyens d’avoir des lignes téléphoniques.

Cette série suit 4 de ces femmes, chacune aspirant à être libre et indépendante, soit vis-à-vis de sa famille, soit vis-à-vis de son compagnon. Des avant-gardistes du féminisme en quelque sorte. Lorsqu’on voit la condition des femmes en Espagne à l’époque, ça fait parfois pleurer, et d’autres fois, ça met en colère parce qu’aujourd’hui, on n’est pas beaucoup plus avancés dans la place accordée aux femmes dans la société.

Bref, une série très instructive, tant sur le plan historique que sur la réflexion qu’elle apporte sur la place des femmes. Et en espagnol, c’est encore mieux !

Girlboss

Allez, dernière série puis on passe au cinéma ! Cette fois on change de registre, et on part aux Etats-Unis avec Sophia Amoruso, une self-made woman (comprendre : « femme qui a réussi seule »). Cette série est adaptée du livre éponyme, autobiographie de la fameuse Sophia. Celle-ci, après avoir été virée et avoir touché le fond (pas de quoi payer son loyer, relation conflictuelle avec son père, mère disparue il y a longtemps), ouvre une boutique sur eBay, Nasty Gal, pour vendre des fripes. A l’époque (enfin, c’était en 2010 seulement !), la façon dont elle mettait en valeur ces vêtements d’occasion, était relativement nouvelle, et a commencé à attirer une clientèle fortement intéressée par sa boutique.

Bref. Une histoire sur la vie d’entrepreneure, remplie de hauts et de bas, où la vie perso est on ne peut plus importante pour réussir. Et où être une femme est encore un critère discriminant. Le thème de l’entreprenariat m’intéresse fortement depuis longtemps, mais particulièrement en ce moment. Je vous laisse découvrir plus bas pourquoi.

Cinéma – Green Book

Nous avons eu la chance de voir 2 films vraiment vraiment bien ces deux derniers mois.

Le premier est Green Book. New York, début des années 1960. Tony Lip, un homme blanc d’origine italienne, videur et « homme à tout faire », est au chômage technique pour 2 mois. Connu pour son « professionnalisme » et son savoir-faire en matière de « protection des personnes », il trouve finalement un boulot par le bouche-à-oreille, pour être chauffeur pour un musicien, Don Shirley pendant une tournée de 8 semaines dans les Etats du sud. Seul souci : Don Shirley est noir, Tony est raciste, et les Etats du sud sont ceux où la ségrégation est la plus vive.

Green Book fait partie des meilleurs films que j’ai vus, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la réalisation. Le sujet est assez touchy, délicat. Le racisme est toujours un sujet d’actualité, et parler de ça sur grand écran fait toujours polémique (d’ailleurs, le film a fait polémique). Je pense que le réalisateur a choisi d’aborder le sujet de manière assez « légère », avec de l’humour, beaucoup de suggestions, et de cantonner la violence que subissaient les Noirs de l’époque à des scènes de joute orale. Cependant, je trouve que c’est déjà très bien comme ça, car ça fait beaucoup réfléchir. D’ailleurs, les dialogues sont une des raisons pour lesquelles j’aime ce film. Ni trop, ni pas assez. Juste ce qu’il faut pour comprendre le film, les scènes, les caractères des personnages, et ce qu’ils pensent.
Ensuite, la photographie du film est tout simplement belle. C’est devenu un critère vraiment important pour moi, pour une raison assez évidente car je suis photographe. Ici, c’était vraiment un régal pour les yeux. La colorimétrie change de ce qu’on voit souvent en ce moment, et correspond parfaitement à l’esprit du film et à l’époque, et tous les éléments des scènes sont pensés pour être à la juste place.
Enfin, le jeu des acteurs. Je ne connaissais aucun acteur du film, vraiment. Et je trouve souvent que c’est un gros plus pour un film, car j’ai personnellement souvent du mal à détacher un.e acteur.rice de ses anciens rôles.

Pour information, Green Book a été nominé dans plusieurs catégories aux Oscars cette année, et a remporté entre autres l’Oscar du meilleur film (rien que ça, oui oui !). Une très belle victoire pour ce film (et je suis contente d’avoir enfin eu la « chance » de voir un film avant qu’il soit primé, et d’avoir pensé qu’il méritait un prix 😀 )
A savoir que le film fait face à de vives polémiques. En effet, ses détracteurs lui reprochent (peut-être à juste titre, je suis mal placée pour juger car cela ne fait pas partie de mon bagage historique et culturel) d’avoir traité de manière très superficielle le racisme anti-Noirs de l’époque, et de s’être approprié le « green book », héritage douloureux des personnes Noires d’Amérique.

Cinéma – Le Chant du Loup

Le Chant du Loup est un film français réalisé par Antonin Baudry, avec au casting François Civil (jeune acteur français en quelque sorte révélé par ce film), Omar Sy, Reda Kateb et Mathieu Kassovitz.

Parmi les sous-mariniers français, il y a Chanteraide, « oreille d’or », c’est-à-dire un sous-marinier spécialisé dans l’analyse acoustique et expert en guerre acoustique. Son rôle est crucial à bord d’un sous-marin, car ce qu’il entend et analyse est quasiment la seule source d’information sur ce qui se passe à l’extérieur du sous-marin. D’abord engagé sur un SNA (sous-marin nucléaire d’attaque), il doit ensuite embarquer d’urgence sur un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engin = rôle de dissuasion nucléaire) lorsqu’on soupçonne la Russie d’attaquer la France.

Avec Le Chant du Loup, on découvre le monde mystérieux de l’Armée et en particulier des sous-marin(ier)s, on appréhende la guerre telle qu’elle est vécue « au front » (ou plutôt « au large ») et dans les hautes sphères de décision, et on suit au plus près ces hommes et ces femmes (bon quand même plutôt des hommes pour l’instant) qui partent pendant des mois, loin de leurs proches, pour se donner corps et âmes au protocole et à la défense de la Nation.

Un seul mot pour ce film : FONCEZ ! Et si vous l’avez déjà vu, vous devez comprendre mon engouement pour ce film 😉
C’est je pense l’un des meilleurs films français réalisés jusqu’à présent. Le Chant du Loup est très certainement un film qui restera longtemps parmi les références du cinéma français : c’est l’un des plus gros budgets, avec un tournage dans un vrai sous-marin de l’armée ; la bande-son est juste incroyable et joue un rôle primordial (encore plus dans un film qui tourne autour de « l’acoustique ») ; le jeu d’acteur est vraiment d’un haut niveau ; les vues en 3D sont très très bien réalisées, parfois je me demandais si c’était filmé ou en 3D (et c’est surtout les contraintes techniques qui m’ont fait dire avec évidence que c’était de la modélisation).

Un sans-faute pour ce film d’exception, et qu’on pourrait qualifier de film d’auteur dans le cinéma français.

J’ai posé ma dém’, vive la vie de freelance !

Si vous me suivez sur Instagram et sur Twitter, ce n’est pas une surprise pour vous. Sinon, eh bien, vous avez tout dans le titre !

Bon pour expliquer un peu : j’étais cadre dans le BTP, encore junior, et cela fait plusieurs mois que je passe mes week-ends à travailler sur l’activité de photographe freelance que j’aimerais développer. Ca commençait à être lourd donc j’ai choisi la passion et de me lancer dedans à plein temps (sans compter que mon manager était… mauvais). Sauf que lui et mon chef d’entreprise ne l’ont pas entendu de cette oreille : rupture conventionnelle refusée, refus de négociation d’abandon de poste (oui, je ne voulais pas faire un vrai abandon de poste, j’ai été trop gentille), à chaque fois pour des raisons qui changeaient tous les 3 jours. Ils voulaient d’abord pas me lâcher, puis voulaient que je parte le plus vite possible, et m’ont fait vivre un enfer psychologique à coup de menaces, le tout sans preuve écrite ni témoins, et de « mise à l’écart » par rapport aux autres personnes au même poste que moi et par rapport à mon équipe. Bref. Ca faisait 3 semaines, j’avais du mal à continuer à aller travailler, et je rentrais en pleurs quasiment tous les soirs. Mon corps entier commençait à m’envoyer des signaux d’alerte physiques, et j’ai préféré démissionner et partir le plus vite possible.

Aujourd’hui, je suis en période de préavis mais on m’a dispensé de continuer à venir au bureau (de toute façon, mon manager n’a pas attendu ça pour récupérer tout mon boulot sans me demander quoi que ce soit). Je travaille donc depuis 2 semaines en tant que freelance, à raison de 10h/jour (y compris le week-end, certes un peu moins), et j’ai beaucoup de boulot ! J’ai un plan d’action très clair dans ma tête sur les 4 à 6 prochains mois, et j’espère que mon travail va payer 🙂 Je développe plusieurs activités : photographe de mariages et familles, photographe pour artisans et créateurs, ainsi que le blog que vous lisez actuellement, avec donc la photographie et vidéo de voyage, et la rédaction. En parallèle, j’ai également un projet qui me prend du temps et qui verra le jour dans un an si tout se passe bien… Allez, je sais que ça fait des mois que je vous tease, mais cette fois, notez dans votre agenda : je vous parle enfin de mon projet dans 2 semaines. Promis ! 🙂

Voilà. Je tourne la page d’une période compliquée et d’une expérience qui m’a ouvert les yeux sur le travail et sur ce que je veux faire ou ne pas faire de ma vie. Je ne vous cache pas que la blessure causée par ce départ douloureux et à la fois long et précipité est toujours ouverte, mais heureusement, je suis bien occupée et n’ai pas trop le temps d’y penser. L’autre chose très difficile à vivre, voire LA chose la plus la plus difficile, est le manque de soutien voire la honte de certains proches. Personnellement, j’ai pleinement confiance en la vie et en mes capacités. D’une manière ou d’une autre, je pense que j’arriverais à rebondir. Après tout, mes études et mes diverses activités m’ont permis d’acquérir des compétences « transversales » comme on aime le dire, des soft skills, qui ne servent pas qu’à travailler pour une entreprise déjà existante, mais qui permettent aussi de vivre ses rêves et monter son entreprise. Et puis, je sais depuis quelques années que j’aimerais entreprendre, donc pourquoi ne pas me lancer ?

Advienne que pourra. En tout cas ce qui est sûr, c’est que chaque seconde je remercie la « Vaikehu d’il y a un mois » d’avoir pris la décision de quitter ce boulot pour me lancer dans une vie pleine d’aventures, de passion et d’entreprenariat !

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Vous partez bientôt en Polynésie pour la première fois, et commencez à organiser votre voyage. Seulement voilà, il faut choisir : 5 archipels et 118 îles, la tâche s’annonce ardue. Comment construire votre itinéraire en intégrant les contraintes de budget et de durée ? Quelles sont les  îles « incontournables » et leurs alternatives ?  Quels sont les « voyages types » pour un premier séjour en Polynésie ? Je réponds à toutes ces questions dans cet article avec mon expertise de locale, et complète ainsi mon guide pratique pour organiser votre voyage en Polynésie que je vous invite à consulter en parallèle !

Quel #itinéraire pour un premier #voyage en #Polynésie ? Voici mes idées et conseils pour choisir et organiser !