Babillages

Babillages #17

Hello les loulous, voici notre rendez-vous mensuel, et je vous préviens, je suis très bavarde aujourd’hui ! Nouvelle activité, Mila, vadrouilles et lecture, j’espère que vous prendrez part à mes menues discussions 🙂

Et si je me mettais enfin au Ori Tahiti ?

C’est ce que je me suis dit en déménageant en région parisienne (« ori tahiti » signifiant « danse tahitienne »). Pour faire court, je n’ai pas pu en faire plus jeune alors que je vivais à Tahiti, pour des raisons de santé et d’emploi du temps (je faisais déjà 10000 activités extrascolaires). En prépa, c’était inenvisageable également, même si j’ai essayé un cours pas très loin de ma prépa juste pour voir. A Grenoble, pas de communauté tahitienne, encore moins de chance d’y trouver une prof de danse. J’ai donc décidé de remettre à plus tard une nouvelle fois.

Quand j’ai su que j’allais travailler et vivre en région parisienne après mes études, j’ai cherché ce que je pouvais faire comme activité, et la danse en faisait partie. Parmi les différentes écoles et associations, j’ai choisi l’école de Tahia Cambet, que je connaissais déjà de nom. Ancienne élève du conservatoire de Polynésie, danseuse et chorégraphe (voire cheffe de troupe ?) du groupe professionnel O Tahiti Nui, plusieurs fois récompensée au Heiva i Paris, elle s’est fait un nom en Métropole. Sans compter que son site internet donnait claiement envie, et ça c’est un critère important pour moi (oui je sais, c’est pas le plus important quand on danse, mais ça l’est pour moi) et que c’est la plus grosse école de danse tahitienne en Métropole !

J’ai donc commencé mi avril dans le cours le plus débutant possible. Première impression : c’est difficile, épuisant, mais ça fait TELLEMENT de bien ! J’ai eu des courbatures pendant 3-4 jours la première fois, j’ai (re)découvert des muscles et la douleur post-sport, et surtout la fatigue qui s’ensuit. La bonne fatigue. Et puis je suis devenue accro tout de suite. Chaque semaine, j’attends le cours de danse, cette bulle d’air frais, mon corps qui devient la chose la plus importante au monde le temps d’une petite heure et demie chaque mardi soir. Je découvre la danse de mon pays et toutes ses subtilités, ce qui la rend belle et unique, et les possibilités et limites de mon corps que j’arrive à repousser à chaque cours. Et puis chose qui peut paraître anodine : je suis entourée de femmes de tout âge, dont le mien. Je peux enfin parler à des personnes qui comprennent mes histoires et mon quotidien de jeune femme, alors qu’au boulot, entourée d’hommes de la génération de mes parents, c’est mort.

Bref. J’ai commencé la danse, j’ai une prof adorable (Teani), un super groupe de débutantes comme moi, et j’espère continuer aussi longtemps que possible ! Bien sûr, si je participe à un spectacle de danse, je vous préviendrai sur les réseaux sociaux 😉

Et vous, une activité que vous avez mis longtemps avant de pratiquer, ou que vous rêvez de pratiquer ?

Site internet de l’école de danse Tahia Cambet : tahia-ori-tahiti.com

Vidéo : Présentation de Tahia Cambet, son école et ses cours en ligne

Vadrouille à 3

Alors déjà, non, il n’y a pas de bébé en route ! Mi juin, nous sommes partis à la campagne chez les beaux-parents avec une guest star, j’ai nommée Mila ! J’ai attendu qu’elle aie ses vaccins à jour, en particulier « le vaccin du chat qui sort » pour commencer à l’emmener en vadrouille avec nous. Le but étant que lorsqu’on partirait en voyage trop longtemps pour la laisser seule à Paris, on puisse l’emmener à la campagne chez la famille.

Ce mois-ci, c’était le baptême du feu. Mon habituel sac à dos photo a laissé place au sac de transport pour chat, avec une Mila pas très rassurée dedans. Elle n’a pas aimé le transilien à cause des bruits stridents et très aigus qui devaient lui faire horriblement mal aux oreilles. Elle s’est tapie au fond du sac, et si elle pouvait se boucher les oreilles, je pense bien qu’elle l’aurait fait. Le trajet en métro s’est mieux passé, et m’a même valu des petits sourires de gens qui aiment les chats et qui la cherchaient à travers le filet de son sac. Dans le TGV, bien que paniquée au début, elle s’est vite calmée car le bruit et les mouvements étaient beaucoup moins importants qu’en métro et transilien. Je l’ai même fait sortir de son sac et elle est venue sur moi ! Je la gardais attachée tout de même, sait-on jamais, mais elle n’a pas fait un bruit et n’a pas eu de mouvement de panique. En voiture par contre, il valait mieux la garder dans le sac.

La découverte d’une nouvelle maison et de nouvelles odeurs a été longue, la cohabitation avec d’autres chats ne s’est pas passée exactement comme prévu, mais elle a été très curieuse et ne s’est pas laissée intimidée par la chatte maîtresse de maison. Par contre, dans le jardin, alors que je lui faisais faire le tour, elle a vraiment paniqué et a tenté de s’enfuir chez le voisin quand elle a vu et entendu un mâle sauvage qui squatte toujours la maison ! Mes bras, mes mains et ma poitrine se souviennent de cet épisode et des coups de griffes…

Mais dans l’ensemble, l’expérience s’est révélée positive puisqu’on peut la transporter en train, et qu’elle a pu découvrir 2 niveaux (sur 3) de la maison en l’espace de 2 jours ! C’est juste dommage qu’il n’existe pas de bouchons d’oreille pour animaux, ils souffrent tellement plus que nous à ce niveau.

Week-end express à Londres

Le week-end dernier, l’Amoureux et moi avons été à Londres. Une vadrouille dont je n’ai presque pas parlé (à part rapidement sur Twitter) puisque nous avons rendu visite à un ami très proche et que je préférais profiter du temps passé avec lui plutôt que bombarder les réseaux sociaux.

Il faisait beau, très beau. A tel point qu’on m’a fait la remarque que j’ai bronzé. Nous avons visité Camden (première fois pour l’Amoureux et moi), avons ensuite flâné à Hyde Park, South Kensington où nous avons regardé un match de foot dans un petit bar très sympa et avec des prix pas exorbitants tout en sirotant du pimm’s (amour <3), avant de dîner dans un libanais au nord de Londres. Le lendemain, énorme brunch où j’ai clairement surestimé le volume de mon estomac et mes intestins, puis flâneries dans un petit port de plaisance derrière Tower bridge avant de traverser ce pont et de continuer la promenade le long de la Tamise vers Borough Market.

Si ça vous dit, je vous publierai quelques adresses de Londres que j’ai pu faire au cours de mes deux derniers week-ends là-bas. Je songe également à vous faire un article sur des guides « out of the box », dont un que j’ai acheté pour Londres et que j’ai montré à mon ami. Nous ne l’avons pas utilisé cette fois, mais c’est une vraie pépite ! Ca vous dit ces articles ?

Lectures japonaises

Mes lectures du mois sont exclusivement japonaises :

J’ai commencé « Le Rêve de Ryôsuke » de Durian Sukegawa ainsi que « Le Ruban » de Ito Ogawa (tous deux traduits par Myriam Dartois-Ako),

J’ai lu « Le passage de la nuit » de Haruki Murakami (traduit par Hélène et Théodore Morita),

Je lis actuelement en anglais « The Travelling Cat Chronicles » de Hiro Arikawa (traduit du japonais à l’anglais par Philip Gabriel), acheté à Londres,

Je vais lire « Japonisme » (également en anglais) de Erin Niimi Longhurst, sur le mode de vie et de pensée des Japonais.

Sukegawa – Le Rêve de Ryôsuke : C’est celui que j’ai le moins aimé. Je ne l’ai pas fini et ai préféré passer à d’autres lectures, celle-ci devenant laborieuse. Cela m’a étonnée car je connaissais « Les délices de Tokyo » du même auteur, dont j’ai adoré le film en premier avant de le lire. Je ne saurais dire pour l’heure si c’est parce que chaque phrase du livre me renvoyait à une scène de ce film. Pour le savoir, il faudra que je prenne le temps de me remettre à lire « Le Rêve de Ryôsuke » pour voir si vraiment la plume de Sukegawa ne me plaît finalement pas tant que je pensais.

Haruki Murakami – Le passage de la nuit : lui en revanche, je l’ai dévoré. Murakami est un des auteurs japonais les plus connus dans le pays et au monde, rien d’étonnant donc. L’histoire est assez déstabilisante, et je pense le relire dans quelques mois, pour voir si je le comprends mieux. Difficile de vous expliquer pourquoi je dis ça sans vous raconter le livre, donc je n’en dirai pas plus pour l’instant.

Hiro Arikawa – The Travelling Cat Chronicles : Actuellement en train de le lire (j’en suis à la moitié), je ne suis pas déçue de mon achat ! Il y a 3 ans, j’ai acheté un livre dans la même librairie (South Kensington Books, à Londres) que je n’ai finalement jamais lu car je trouvais sa lecture difficile. Je n’ai cependant pas assez d’expérience avec des livres en anglais pour dire si c’est le vocabulaire trop compliqué pour moi ou la plume de l’auteur qui en est la cause. J’ai toutefois voulu racheter un livre en anglais pour m’entraîner et parce que j’aimais lire en anglais à l’école. Le choix n’était pas évident parce que les anglais n’ont pas de poches comme nous, avec des couvertures sobres et identiques dans le graphisme. Là, c’est à qui aura la couverture la plus colorée, avec la typographie la plus originale si je puis dire. J’ai quand même réussi à tomber sur « The Travelling Cat Chronicles » dont le titre, évidemment, m’a tout de suite plu (chat et voyage, que demander de plus ?). Et j’ai bien fait : la lecture est très fluide, et le vocabulaire n’est pas trop compliqué pour moi. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de vocabulaire, mais disons que les mots que je ne connais pas sont d’un nombre raisonnable pour que je prenne le temps d’en chercher la définition si besoin, sans que cela perturbe trop souvent ma lecture. En tout cas, je recommande !

Pour les deux autres livres, je vous en parlerai lorsque je les aurai terminés. D’ailleurs, si vous souhaitez que je parle plus en détail de mes lectures dans des articles à part (pas dans les Babillages), dites-le moi, je le ferai avec plaisir pour les livres qui en vaudront la peine selon moi 🙂

Récap des articles de juin 2018

La Polynésie française est souvent voire toujours vue comme un doux rêve quasi inaccessible pour la plupart des touristes, et à juste titre. Heureusement, très récemment, deux nouvelles compagnies ont annoncé desservir ce territoire du bout du monde, ce qui rend un peu plus concret ce rêve et qui me permet de vous « vendre » mon pays avec l’espoir que vous puissiez y aller sans vendre 3 reins.

Je vous livre dans ce guide tous mes conseils en tant que Polynésienne et j’espère qu’ils vous seront utiles au moment opportun. Je ne répondrai pas directement à la question « Combien ça coûte, un voyage en Polynésie ? » parce que tout dépend de votre façon de voyager, de l’occasion (voyage en famille, étape de tour du monde, voyage de noces, visite à des amis, etc), mais je vous apporte tous les éléments de réponse possibles 🙂

Depuis des mois, sans savoir pourquoi, un blocage. Je ne sais pas écrire sur Porto, je ne sais pas montrer Porto. Les photos que j’en ai ramenées restent insipides. Pourtant, cette ville, je l’ai aimée, adorée. Et puis la semaine dernière, enfin, mes doigts semblaient enfin vouloir et savoir traiter ces images qui attendent depuis novembre d’être dépoussiérées.

Voici donc le dernier chapitre de mon carnet de voyge au Portugal en novembre, après vous avoir parlé de Lisbonne et de Sintra. Découvrez une Porto à deux visages, mélancolique un jour, puis ensoleillée le lendemain.