Photographie, Tests

Test : les livres photo de Saal Digital

La fin de la saison estivale et des vacances est arrivée pour quasiment tout le monde, et avec, souvent, la nostalgie de ces bons moments passés en famille, en couple, entre amis ou bien seuls, en France ou à l’étranger. Si vous voulez garder une trace physique de ces bons moments ou de vos voyages, pourquoi ne pas faire un livre photo ? Je vous propose aujourd’hui mon avis sur les livres photo de Saal Digital, avec mon tout premier livre photo.

A cette période, une de mes habitudes est de faire imprimer des photos pour garder tous ces souvenirs sur un support physique, d’habitude en format polaroïd pour pouvoir les revoir quand je veux et les glisser dans un livre, mon porte-feuille, etc. Cette année, c’est sous la forme d’un livre que j’ai imprimé des photos du Luberon, la principale escapade de l’été.

Cela a été possible grâce à l’appel à candidatures de Saal Digital sur les réseaux sociaux (opération qui dure depuis quelques mois déjà), occasion que je n’ai évidemment pas laissé passer. Pourquoi ? Parce qu’avant de représenter une occasion pour avoir un livre photo quasiment gratuitement, cela représentait surtout l’occasion de tester les services de Saal Digital, un laboratoire photo dont j’entends beaucoup parler, et qui est recommandé par la plupart des photographes professionnels 🙂

J’ai déposé une candidature, celle-ci a été sélectionnée et j’ai obtenu un bon d’achat de 40€ sur les livres photo. Voici donc mon retour sur le service de Saal Digital, la conception et la qualité in fine de leurs livres photos.

Conception du livre

La commande d’un livre photo commence par sa conception. Chez Saal Digital comme chez d’autres imprimeurs, il faut télécharger un logiciel (gratuit), Saaldesign, pour la conception des albums (livres, carnets). L’avantage d’un logiciel est que vous pouvez concevoir votre livre sans connexion internet.

Vous pouvez alors créer plusieurs projets. Pour commencer, il faut choisir le produit ainsi que le format et le nombre de pages. Vous devez ensuite télécharger des photos à mettre sur chaque page, depuis la première de couverture à la quatrième de couverture, en passant par chaque double page y compris la toute première (donc la première page est à l’arrière de la couverture, je ne sais pas si vous comprenez bien) et la dernière. Pour ce qui est du téléchargement, cela consiste à indiquer au logiciel la source des images, mais personne d’autre n’a accès à vos photos.

Vous pouvez mettre une ou plusieurs photos/textes (avec uniquement les polices proposées par le logiciel) par double-page, laisser ou pas une marge entre les photos et le bord, les faire chevaucher le « centre » (la reliure). Si vous ne savez pas comment les disposer, le logiciel propose plusieurs mises en page automatiques en fonction du nombre de photos que vous souhaitez insérer. Autrement, une règle sur chaque côté des doubles-pages vous permet de disposer par vous même les images et textes, et vous pouvez activer un paramètre pour aligner les éléments entre eux et/ou par rapport aux marges recommandées par le logiciel.

Mon avis sur le logiciel Saal Digital

J’ai choisi un livre photo de format 28x19cm à couverture mat. J’avais essayé un format carré au préalable, mais ce dernier était trop contraignant pour la mise en page des photos car il fallait beaucoup les rogner, et c’est quelque chose que je n’aime pas faire. En format rectangulaire, j’ai limité le rognage de mes photos.

Le logiciel semble simple d’utilisation au premier abord, mais lorsque j’ai commencé à chercher des paramètres en particulier, il était finalement moins intuitif. Par exemple, j’ai apprécié pouvoir aligner les éléments entre eux, mais lorsque j’en avais besoin, j’ai eu du mal à trouver le paramètre qui gère cette « aimantation » pour le désactiver.

Si comme moi vous prêtez de l’attention aux polices utilisées, sachez que le logiciel n’utilise pas les polices enregistrées sur l’ordinateur et je trouve ça bien dommage. Saaldesign propose une poignée de polices, qui pour la plupart ne me correspondent pas. J’ai cependant trouvé mon bonheur avec la police « Roboto light », très sobre, sans serif.

Enfin, si vous avez l’habitude de la précision de Photoshop pour la disposition de différents éléments, vous ne retrouverez pas cette précision dans ce logiciel. A part les règles sur le côté et dont la précision n’est pas au millimètre près, il n’y a pas d’outil pour connaître la distance des éléments par rapport aux bords et aux différents éléments. J’ai trouvé l’absence de cet outil assez regrettable, et je me dis que c’est peut-être moi qui ai mal cherché ?

Sinon, dans l’ensemble, la mise en page automatique m’a été très utile pour avoir des idées de mise en page. On peut activer la mise en page automatique puis la désactiver pour la modifier ensuite à sa guise, et c’est un très bon point.

Produit fini

Une fois la commande passée, le livre est arrivée une semaine après depuis l’Allemagne. Le colis était bien fermé (il m’est parfois arrivé de mauvaises surprises avec des colis ouverts, donc je préfère le souligner). Le livre était quasiment en parfait état, à part un coin légèrement écorné. La texture de la couverture mat est exactement comme je m’y attendais, une bonne surprise. Les pages sont très épaisses, donc on ne voit pas à travers et elles sont résistantes. De plus, elles sont pelliculées donc quelques gouttes d’eau ne suffiront pas à les abîmer. Un autre très bon point du livre est son ouverture totalement à plat, avec des doubles-pages qui sont en fait un feuillet plié en deux, donc une photo à cheval sur les deux pages en vis-à-vis n’est pas « coupée » au niveau de la reliure.

Le produit fini est donc superbe. Je suis agréablement surprise par la qualité des images : elles ne semblent pas compressées, et aussi nettes qu’elles puissent l’être affichées sur l’écran. C’est vraiment surprenant et agréable de voir ses photos imprimées en « grand » lorsqu’on a l’habitude des formats polaroïds. C’est d’ailleurs un bon support pour montrer son travail lorsqu’on est photographe. La seule véritable remarque que j’ai est le léger voile sur les photo. En effet, les couleurs sont un peu plus ternes et j’ai l’impression qu’il y a un voile blanc (pour les utilisateurs de Lightroom, c’est comme si on avait fait une anti-correction du voile). Cette impression s’atténue lorsque je suis dans un environnement moins lumineux (dans une pièce fermée, ou bien le soir), donc ce n’est finalement pas si gênant que ça.

Quelques conseils pour réaliser un livre photo

Voici deux conseils si vous hésitez à vous lancer dans un livre photo :

  • mettez au maximum 4 ou 5 photos par double-page. Au-delà, vous aurez trop d’informations et les photos seront trop petites et vraiment rognées, ce qui serait bien dommage,
  • essayez de disposer des photos selon une même harmonie visuelle par double-page (par exemple un élément répétitif, une palette de couleurs, etc.). J’ai choisi de donner une cohérence à chaque double-page en disposant des photos avec des photos aux mêmes couleurs,
  • changez de disposition d’une double-page à une autre, jouez avec les possibilités offertes par le logiciel.

Mon review est terminé, mais à relire l’article, j’ai l’impression de donner une image négative, alors que ce n’est pas le cas : les livres photos de Saal Digital sont vraiment d’excellente facture ! 😊 Je vous les conseille vivement si vous avez besoin de faire un livre ou un carnet photo, et si jamais vous avez des soucis, le service client est très réactif. A l’avenir, je referai un livre Saal Digital sans hésiter ! Et vous, est-ce que ça vous tente de faire des livres photo ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

Si ça vous intéresse, l’opération pour gagner un bon d’achat pour tester et partager son avis sur les livres photo est toujours d’actualité (sur Instagram notamment), n’hésitez pas à chercher et à poser une candidature.

Je remercie l’équipe de Saal Digital pour sa confiance et pour m’avoir permis de réaliser ce livre photo. Je précise également que j’ai gardé toute liberté éditoriale pour donner mon avis sur cette expérience.