Escapade, Grenoble

Sur les bords de l’Isère, Grenoble

Grenoble, la capitale des Alpes, la capitale du tacos (oui ici, ce ne sont pas les kebabs qui réconfortent les fêtards, mais bien les tacos), la capitale du.. non je vous laisse découvrir le reste.

C’est ici que je vis depuis maintenant deux ans pour mes études, après deux années passées en classe prépa scientifique à Paris. Pour ceux qui ne connaissent pas, prépa = deux années (minimum) de dur labeur censées formées l’élite de la France. Bref, revenons à nos moutons.

Passer de Paris à Grenoble n’a pas été facile. Je suis tombée amoureuse de la capitale. Je dois dire aussi que j’étais plutôt bien placée dans l’ouest parisien. Et puis toutes ces rues, ces quartiers avec chacun un esprit différent, ces expos, tous ces monuments, ces petits cafés, ces bistros, ces pâtisseries… J’étais cependant contente d’apprendre que j’intégrais une école à Grenoble. J’allais enfin découvrir les montagnes et (je l’espérais) le ski ! On me demande souvent si la mer ne me manque pas trop étant d’origine Polynésienne, mais on oublie bien trop souvent qu’il y a aussi des montagnes (d’ailleurs vous pouvez en voir dans cet article et dans celui-là). Donc j’étais heureuse de retrouver un élément qui me rappellerait sans doute mon pays. Quand je suis arrivée à Grenoble, j’ai découvert une vieille ville, avec un centre historique très coloré et datant du Moyen-Âge voire d’avant. J’ai découvert son dédale de rues et ses murs pas toujours très droits, la chaleur accablante des longues journées d’été. J’ai découvert l’Isère (le fleuve qui a donné son nom au département) qui longe la ville par le nord et la sépare de la Bastille, ce fort qui surplombe l’agglomération et accessible depuis les fameux « oeufs ». Et puis l’école a commencé avec trois semaines d’intégration puis deux semaines de préparation de ce qui s’annonçait la plus grande compétition sportive de l’année. Ensuite, tout d’un coup, c’était le calme plat. Comme si on se réveillait un lendemain de fête et qu’on revenait à la réalité. Tout d’un coup, je ne voyais plus ce que je trouvais beau à Grenoble en arrivant. Je ne voyais plus que l’Isère boueuse, les rues sales de cette ville bien trop petite à mon goût (le centre-ville de Grenoble ferait bien la taille du quartier Saint-Pierre de Bordeaux à tout casser). Moi qui pensait enfin profiter des montagnes, j’ai souvent manqué soit de motivation, soit d’une voiture disponible, soit de place dans les voitures de mes amis qui partaient au ski. Je vous rassure quand même, j’ai pu skier ! Mais moins que ce que j’imaginais, surtout la deuxième année où la neige se faisait cruellement désirer.

Et il y a un mois, je suis revenue à Grenoble pour une troisième rentrée en cette ville. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais j’ai l’impression de la redécouvrir cette année. Je reprends plaisir à flâner dans les rues, à garder le nez en l’air pour regarder les fenêtres, les couleurs des bâtisses, ou bien tout simplement pour admirer à nouveau les massifs environnants. J’ai ouvert les yeux et ai remarqué que l’Isère est maintenant très bleue et claire. J’ai envoyé quelques snaps à des amis, et ils étaient très étonnés qu’elle soit si propre ! Bref, je réapprends à aimer Grenoble, cette ville qui m’accueille depuis deux ans. Je vous emmène voir les bords de l’Isère avec une vue sur le quartier italien et la Bastille, une toute petite balade que j’aimais déjà faire à mon arrivée à Grenoble.

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Le fort de la Bastille qui surplombe le quartier italien de Grenoble

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Petit bonheur du jour comme certains ont pu le voir sur instagram, j’ai découvert des fraises en me promenant !

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Je vous présente une des vues les plus célèbres de Grenoble, celle des oeufs du téléphérique montant à la Bastille.

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Je me suis essayé au panorama en assemblant plusieurs photos, vous en pensez quoi ? Vous remarquerez que les câbles du téléphérique ne sont pas tendus)

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J’ai remarqué récemment une bâtisse qui avait un air de château, caché entre deux autres bâtiments. Je voulais connaître son histoire mais il n’y avait malheureusement aucune plaque avec ne serait-ce qu’un nom sur place. Ce sera donc « le mini-château au pied de la Bastille » !

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Le haut de la Porte de France, par laquelle on entrait dans le Dauphiné (région qui regroupe aujourd’hui l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes), avec le Vercors en arrière-plan

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On change rapidement de point de vue : on se retrouve du côté italien, de l’autre côté de l’Isère, et on regarde vers le centre-ville historique. Regardez bien cette photo du théâtre. Remarquez-vous quelque chose ?

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Si c’est trop petit, voyez l’image ci-dessous.

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La façade du théâtre est en trompe-l’oeil !

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Voici la fontaine au lion. Je cite la plaque informative placée juste à côté :

“Selon un dicton local, « la serpen et lo dradon mettron Grenoblo en savon ».
Symbole de la maîtrise de l’eau entreprise par la ville au cours du XIXème siècle, la fontaine évoque l’Isère et le Drac qui, au long des années, ont dévasté la capitale du Dauphiné.”

La plaque explique ensuite que la fontaine a été placée face au pont Saint-Laurent qui fut pendant longtemps le seul passage aménagé sur l’Isère et qui permettait aux Grenoblois de rejoindre la route vers Lyon. Aujourd’hui, le pont est en travaux de rénovation et je n’ai donc pas de photo à vous montrer pour l’instant.

Je ne sais pas si c’est très clair, mais je comprends que le serpent représente l’eau donc les deux fleuves, l’Isère (au nord) et le Drac (à l’ouest), et le lion qui domine le serpent illustre la maîtrise de l’eau. Et dire que j’ai toujours cru que le lion représentait l’Isère et le serpent, le Drac. On en apprend tous les jours.

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Si vous ne le saviez pas encore, Grenoble est la ville la plus plate de France. Le vélo est donc le moyen de transport le plus répandu, surtout quand on sait que la ville compte plus de 60 000 étudiants. D’ailleurs, Grenoble est à la tête du classement de L’Étudiant de la meilleure ville de France où il fait bon étudier ! L’envers du décor qu’on découvre en arrivant à Grenoble, c’est qu’il faut investir peu dans un vélo mais beaucoup dans les cadenas car ici, le vol de vélo est le sport national. Il n’est pas étrange de voir quelqu’un avec une scie à métaux à 23h près de vélos accrochés dans la rue (histoire vraie !)…

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J’espère que cette balade vous a plu et qu’elle vous donne envie d’en voir un peu plus de Grenoble et des environs. En tout cas, je serais heureuse de partager davantage avec vous des images de cette ville et des massifs qui l’encerclent 🙂 Je vous souhaite à tous une bonne semaine !